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PLURAFAC LF 231

Plurafac LF 231 est un tensioactif non ionique commercial peu moussant, à base d’un alcool gras alcoxylé à extrémité bloquée par un groupe alkyle, fourni sous forme liquide plutôt que sous la forme d’un composé moléculaire unique et précisément défini. Plurafac LF 231 appartient à la famille des alcool-alcoxylates de spécialité et est identifié dans les registres du fabricant par le numéro CAS 113089-47-7.

Plurafac LF 231 est utilisé dans des produits de nettoyage formulés pour lesquels le mouillage, l’élimination des salissures et la maîtrise de la mousse doivent agir conjointement sous agitation mécanique. Les applications particulièrement pertinentes comprennent le nettoyage industriel, le lavage des bouteilles, le nettoyage en place (NEP/CIP), le lavage mécanique de la vaisselle et les procédés institutionnels connexes, sous réserve d’essais de formulation.

Les formulateurs peuvent choisir Plurafac LF 231 lorsqu’un tensioactif relativement peu moussant est plus avantageux qu’un ingrédient détergent classique fortement moussant. Ses avantages s’accompagnent de compromis pratiques, notamment une transparence limitée en milieu aqueux et une efficacité de mouillage réduite dans certaines conditions d’essai à chaud en solution aqueuse ; il n’est donc pas universellement interchangeable avec d’autres tensioactifs.

Au niveau moléculaire, les segments hydrophobes dérivés d’alcools gras interagissent avec les résidus huileux, tandis que les segments éthers alcoxylés assurent une activité interfaciale sans porter de charge ionique permanente. Le blocage des extrémités par des groupes alkyles modifie l’équilibre entre hydratation, association et comportement interfacial, favorisant une faible formation de mousse tout en rendant la dispersion et la solubilité du produit dépendantes de la formulation complète.

Numéro CAS : 113089-47-7 (identification du produit par le fabricant)
Numéro CE : Non établi de manière fiable pour ce grade commercial à partir des documents du fabricant examinés.
Formule moléculaire : Variable ; distribution commerciale d’alcools gras alcoxylés à extrémités alkylées, et non espèce moléculaire unique.
Masse moléculaire : Dépend de la distribution ; une masse molaire fixe unique ne s’applique pas au produit commercial.
Dénomination INCI : Aucune dénomination INCI spécifique vérifiée pour le grade fourni ; cela ne constitue pas une revendication de qualité cosmétique.
Numéro E / numéro INS : Sans objet ; le produit n’est pas identifié comme additif alimentaire.
Point d’ébullition : Aucune température d’ébullition unique établie de manière fiable pour la distribution d’alcoxylates.
Point de fusion : Pas de point de fusion unique et net ; point de prise représentatif d’environ −5 °C (DIN 51583).
Viscosité : Viscosité dynamique d’environ 45 mPa·s à 23 °C (EN 12092, Brookfield LVT) ; valeur représentative du fabricant.
Masse volumique : Environ 0,96 g/cm³ à 23 °C (DIN 51757) ; valeur représentative du fabricant.


NOMS COURANTS DU PRODUIT ET DÉSIGNATIONS CHIMIQUES


Plurafac LF 231
Plurafac® LF 231
Alcool gras alcoxylé à extrémité bloquée par un groupe alkyle
Alcool gras alcoxylé à extrémité bloquée
Alcool alcoxylé non ionique peu moussant
Alcool gras alcoxylé (description générale de la famille chimique, et non synonyme chimique unique)
Les désignations ci-dessus décrivent le grade commercial ou sa famille chimique vérifiée ; les autres références Plurafac LF désignent des produits différents et ne doivent pas être considérées comme des synonymes.


QU’EST-CE QUE PLURAFAC LF 231 ?


Plurafac LF 231 est un tensioactif non ionique liquide concentré, principalement destiné à servir d’ingrédient fonctionnel dans les systèmes détergents professionnels et industriels. Contrairement à un produit nettoyant aqueux, la matière telle que fournie est une matière première relativement concentrée qui doit normalement être évaluée en tenant compte des autres agents nettoyants, de l’eau, des adjuvants de détergence et des conditions du procédé.

Les informations techniques disponibles de novembre 2023 décrivent Plurafac LF 231 comme un membre de la famille des alcools alcoxylés dont les extrémités sont bloquées par des groupes alkyles, avec une concentration approximative de 100 %. Cette concentration désigne le grade commercial tel qu’il apparaît dans le tableau technique du fabricant ; elle ne signifie ni une pureté moléculaire de 100 %, ni une garantie de teneur résiduelle en eau particulière.

Plurafac LF 231 présente un profil de faible moussage utile, tout en étant capable de réduire la tension interfaciale. Cette combinaison convient notamment aux pompes, buses de pulvérisation et machines de nettoyage à forte agitation, où le nettoyant doit entrer en contact avec les salissures sans produire une mousse persistante excessive.


NUMÉRO CAS, NUMÉRO CE / EINECS ET IDENTIFICATION CHIMIQUE


Le registre en ligne du fabricant identifie Plurafac LF 231 par le numéro CAS 113089-47-7 et la référence produit 30044031. Le numéro CAS correspond à la famille de substances à base d’alcools alcoxylés identifiée commercialement ; il n’implique pas une formule moléculaire unique, une longueur de chaîne exacte ni un degré d’alcoxylation fixé de manière univoque.

Les descriptions figurant dans les registres chimiques pour le CAS 113089-47-7 concernent des polymères alcoxylés dérivés d’alcools en C13-C15 ramifiés et linéaires, avec des groupes terminaux et des liaisons éther. Ces descriptions doivent être lues conjointement avec la fiche de données de sécurité (FDS) actuelle du grade, car l’identité générique enregistrée ne remplace pas la composition analytique réelle fournie par le fournisseur.

Aucun numéro CE/EINECS n’a pu être confirmé par recoupement dans les documents produits examinés ; il n’est donc pas indiqué ici. De même, les déclarations relatives au statut REACH, à la conformité sur le marché des détergents ou aux inventaires chimiques régionaux nécessitent la documentation actuelle exacte applicable au territoire et à l’utilisation envisagés.


STRUCTURE CHIMIQUE ET CARACTÉRISTIQUES MOLÉCULAIRES


Les éléments structuraux caractéristiques sont un segment alkyle hydrophobe dérivé d’un alcool gras et une succession d’unités alcoxylées contenant de l’oxygène. L’architecture à extrémité bloquée distingue cette matière de certains alcools gras éthoxylés non bloqués, dont les groupes polaires terminaux et les propriétés d’hydratation correspondantes peuvent produire un profil différent de mousse ou de solubilité.

Un alcoxylate commercial est généralement constitué d’une distribution de longueurs de chaîne et de degrés d’alcoxylation, plutôt que d’une molécule monodisperse. Il ne serait donc pas justifié d’attribuer à Plurafac LF 231 une masse moléculaire exacte ou une formule structurale complète simplement en recopiant celle d’un tensioactif apparenté.

Les atomes d’oxygène des groupes éther contribuent aux interactions polaires avec le milieu aqueux, tandis que le segment hydrophobe favorise le contact avec les huiles, les résidus gras et les interfaces hydrophobes. Cet équilibre général gouverne la turbidité, la dispersion, l’émulsification des salissures huileuses et le comportement aux interfaces air-eau ; ces propriétés ne peuvent être ramenées à un seul indice d’équilibre hydrophile-lipophile (HLB) sans données validées propres au grade.


PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET CHIMIQUES


Les chiffres suivants sont des mesures représentatives publiées pour Plurafac LF 231 dans les informations techniques de novembre 2023 ; ils ne doivent pas être interprétés comme des limites contractuelles de libération des lots. La méthode de mesure, la température, la concentration et le milieu doivent accompagner chaque valeur.

État physique à 23 °C : Liquide.
Aspect : Limpide ou légèrement trouble, généralement incolore à jaune selon la description de la famille de produits.
Concentration approximative : 100 %.
Masse volumique : Environ 0,96 g/cm³ à 23 °C ; DIN 51757.
Viscosité dynamique à 23 °C : Environ 45 mPa·s ; EN 12092, Brookfield LVT.
Viscosité dynamique à 10 °C : Environ 100 mPa·s ; EN 12092, Brookfield LVT.
Viscosité dynamique à 0 °C : Environ 400 mPa·s ; EN 12092, Brookfield LVT.
Point de prise : Environ −5 °C ; DIN 51583.
pH : Environ 6 selon EN 1262, solution B ; il s’agit d’une préparation d’essai définie, et non du pH d’un liquide anhydre pur.
Point de trouble, EN 1890 méthode D : Environ 35 °C.
Point de trouble, EN 1890 méthode E : Environ 28 °C.
Formation de mousse : Environ 5 mL ; EN 12728.
Tension superficielle : Environ 29 mN/m ; EN 14370, à 1 g/L dans de l’eau distillée à 23 °C.
Solubilité dans l’eau : Ne forme pas de solution limpide à 10 % dans l’eau distillée ou potable à 23 °C, d’après l’essai comparatif de solubilité du fabricant.
Point d’éclair : Une ancienne FDS européenne de 2018 indique une valeur supérieure à 100 °C (DIN 51758) ; vérifier la FDS actuelle du grade et du territoire avant de s’y fier pour des décisions de sécurité.
Pression de vapeur : Une ancienne FDS européenne indique une valeur inférieure à 0,1 hPa à 20 °C ; il ne s’agit pas d’une spécification de libération du grade en 2023.
Durée de conservation : Au moins deux ans dans l’emballage d’origine non ouvert et dans les conditions de stockage appropriées documentées par le fabricant, sous réserve des documents en vigueur et de l’état du produit.

La méthode D de détermination du point de trouble utilise 5 g de tensioactif et 45 g d’une solution de butyldiglycol à 250 g/L, tandis que la méthode E utilise 5 g de tensioactif et 25 g de la même solution. Ni 28 °C ni 35 °C ne constituent un point de trouble validé pour une simple solution aqueuse à 1 % de ce grade ; cette distinction est importante lors de la conception de systèmes de nettoyage à l’eau chaude.

Les données de la famille de produits ne permettent pas d’établir, pour ce grade précis, un point d’ébullition unique, une courbe de pression de vapeur, un indice de réfraction, une concentration micellaire critique ou une équation validée reliant la masse volumique à la température. Ces données doivent être obtenues par une méthode analytique adaptée ou à partir d’un document spécifique au produit, et non déduites de grades portant des noms similaires.


PERFORMANCES DE MOUILLAGE ET CONDITIONS D’ESSAI


Les temps de mouillage mesurés selon l’essai EN 1772 du fabricant montrent que l’efficacité apparente de mouillage de Plurafac LF 231 dépend fortement de la température et de la concentration. Le milieu d’essai contient de l’eau distillée et 2 g/L de carbonate de sodium ; les temps obtenus sont des résultats comparatifs de laboratoire, et non des durées de nettoyage garanties pour des surfaces réelles.

Mouillage à 23 °C, 0,5 g de tensioactif/L : Environ 100 secondes.
Mouillage à 23 °C, 1,0 g de tensioactif/L : Environ 40 secondes.
Mouillage à 23 °C, 2,0 g de tensioactif/L : Environ 20 secondes.
Mouillage à 70 °C, 0,5 g de tensioactif/L : Plus de 300 secondes.
Mouillage à 70 °C, 1,0 g de tensioactif/L : Plus de 300 secondes.
Mouillage à 70 °C, 2,0 g de tensioactif/L : Plus de 300 secondes.

Un mouillage plus rapide lors de l’essai à température plus basse ne prouve pas un dégraissage plus efficace dans toutes les conditions de procédé, et les temps de mouillage plus longs à haute température ne signifient pas que ce grade est inutilisable pour le nettoyage à chaud. La turbulence mécanique, l’alcalinité, l’émulsification, la nature de l’huile et l’interaction avec les adjuvants de détergence peuvent malgré tout assurer une efficacité de nettoyage utile ; une évaluation propre au procédé est indispensable.


SOLUBILITÉ, DISPERSION ET COMPORTEMENT EN MATIÈRE DE TURBIDITÉ


À une concentration d’essai de 10 % et à 23 °C, Plurafac LF 231 ne forme pas de solution limpide dans l’eau distillée ni dans l’eau potable. Il s’agit d’une distinction essentielle : un tensioactif non ionique peut agir aux interfaces et sous forme dispersée tout en n’étant pas suffisamment hydrophile pour former une phase unique transparente dans ces conditions particulières.

Le même tableau comparatif du fabricant indique une solubilité limpide à 10 % et 23 °C dans le white-spirit, l’huile légère de broche, l’éthanol et l’isopropanol. Il s’agit d’observations de compatibilité spécifiques en laboratoire, et non d’une preuve que tous les solvants, toutes les concentrations ou toutes les compositions détergentes sont mutuellement compatibles.

Les recommandations publiées expliquent que des grades présentant une solubilité limitée dans l’eau peuvent parfois être formulés de façon plus limpide avec certains alcools, glycols ou hydrotropes, tels que le cumènesulfonate de sodium. Une telle démarche exige de contrôler la stabilité des phases, la viscosité, le point d’éclair, l’étiquetage et l’efficacité de nettoyage du produit fini, car un agent solubilisant peut modifier davantage que l’aspect.

La turbidité n’est pas automatiquement un défaut. Dans un nettoyant à circulation, une dispersion stable peut être acceptable ; dans un concentré de consommation devant être transparent, une turbidité visible peut être commercialement inacceptable, même si le tensioactif réduit encore la tension superficielle.


COMMENT PLURAFAC LF 231 AGIT-IL AU NIVEAU MOLÉCULAIRE ?


Plurafac LF 231 réduit le coût énergétique du contact entre l’eau et les surfaces huileuses ou difficilement mouillables. Aux interfaces, ses segments hydrophobes présentent une affinité pour les substances huileuses, tandis que les segments riches en fonctions éther maintiennent un contact avec la phase aqueuse environnante ou avec un milieu nettoyant approprié.

Pendant le nettoyage, les molécules s’accumulent aux nouvelles interfaces liquide-liquide et solide-liquide créées par l’écoulement et l’agitation. Cela peut faciliter la répartition des résidus huileux en gouttelettes plus petites ou en domaines dispersés et contribuer à éliminer les films résiduels, en association avec l’alcalinité, des agents chélatants et un rinçage adéquat.

La mousse apparaît lorsque les interfaces air-eau sont stabilisées contre le drainage et la coalescence. LF 231 est conçu pour présenter une persistance de mousse relativement faible dans les conditions de référence ; toutefois, le faible volume initial de mousse mesuré selon EN 12728 ne doit pas être interprété comme une preuve qu’il éliminera la mousse créée par tous les autres tensioactifs.

Le blocage des extrémités alkyles et l’architecture particulière des alcoxylates influencent l’hydratation et les propriétés des films interfaciaux, ce qui fournit une explication rationnelle au comportement pratique de ce grade en matière de mousse. Les mécanismes microscopiques exacts et la mesure dans laquelle LF 231 agit comme antimousse au sein d’un mélange donné doivent être démontrés expérimentalement, et non présumés à partir du nom du produit.


POURQUOI LA FAIBLE FORMATION DE MOUSSE EST IMPORTANTE DANS LE NETTOYAGE INDUSTRIEL


La mousse peut occuper l’espace libre des cuves, fausser les mesures de niveau, surcharger les pompes de circulation et perturber les profils de pulvérisation. Dans les systèmes de nettoyage rapides, une mousse excessive prolonge également le rinçage et complique l’évacuation, générant des coûts opérationnels qui dépassent le simple aspect des bulles.

Les tensioactifs peu moussants visent à conserver une détergence et un mouillage utiles tout en réduisant l’entraînement d’air ou la persistance de la mousse. Cette caractéristique est particulièrement intéressante lorsque les équipements pulvérisent, font recirculer ou pompent à répétition des solutions nettoyantes concentrées et qu’un contact air-liquide est inévitable.

Un résultat de formation de mousse de 5 mL en laboratoire n’a de sens que dans le protocole EN 12728 utilisé par le fabricant. La mousse réelle dépend des protéines, des sucres, des huiles, de la dureté de l’eau, de la température de nettoyage, du cisaillement mécanique, des mélanges de tensioactifs et des autres composants des résidus.


QUELS SECTEURS UTILISENT PLURAFAC LF 231 ?


En tant que tensioactif peu moussant, Plurafac LF 231 intéresse les fabricants de détergents destinés aux usines agroalimentaires, aux cuisines collectives, aux installations industrielles et aux procédés de nettoyage automatique. Son utilisation éventuelle dans ces secteurs relève de la formulation industrielle ; elle ne signifie pas que cette matière première de qualité technique peut être ajoutée directement aux aliments ou utilisée sans une procédure de nettoyage et de rinçage validée.

Les essais d’application peuvent également concerner les installations de lavage des bouteilles, les unités de nettoyage par pulvérisation, le nettoyage haute pression, l’entretien des surfaces dures et le nettoyage des métaux. L’intérêt économique repose généralement sur la réduction des perturbations dues à la mousse et sur la possibilité d’ajuster la détergence avec des ingrédients complémentaires, plutôt que sur la promesse d’une élimination exceptionnelle des salissures par un seul ingrédient.

L’adéquation varie selon la température de fonctionnement, la transparence requise, la concentration d’adjuvants inorganiques, les critères environnementaux et la sensibilité du support. Certains systèmes tirent avantage d’un tensioactif plus hydrophile, d’autres nécessitent des antimousses spécifiques et d’autres encore requièrent un grade différent de la série LF.


PLURAFAC LF 231 DANS LES DÉTERGENTS POUR LE LAVAGE DES BOUTEILLES


Le lavage des bouteilles constitue une application techniquement pertinente pour les alcools alcoxylés à extrémité alkylée peu moussants, car le bain de lavage entre en contact avec des étiquettes, des adhésifs, des résidus de boissons et subit une agitation importante. La mousse produite par ces résidus peut perturber le pompage et le contact avec les jets, même lorsque le bain nettoyant initial paraît relativement calme.

Un ancien guide technique d’application traite expressément de LF 231 au sein d’un groupe de tensioactifs à extrémité alkylée destinés au lavage industriel des bouteilles et indique que ce grade peut assurer une réduction de mousse plus forte que certains grades apparentés, au prix d’un compromis sur le mouillage à des températures plus élevées. Cette observation historique concorde avec les données plus récentes de mouillage, mais ne doit pas être considérée comme une garantie pour les équipements industriels actuels ni comme une recommandation de formulation universelle.

Une évaluation pratique du lavage des bouteilles doit suivre le décollage des étiquettes, l’évacuation de l’eau de rinçage, les films résiduels, la redéposition des salissures et la stabilité de la mousse pendant tout le cycle. Un grade qui empêche une mousse excessive mais laisse des résidus adhésifs n’est pas nécessairement le meilleur choix, sauf si le reste de la formulation compense cette faiblesse.


PLURAFAC LF 231 DANS LE NETTOYAGE EN PLACE (NEP/CIP)


Les procédés de nettoyage en place font circuler des solutions détergentes dans les conduites, réservoirs, échangeurs thermiques et autres équipements fermés, sans démontage complet de l’installation. La maîtrise de la mousse peut améliorer la stabilité de circulation ; un composant non ionique peu moussant peut être évalué avec des alcalis, des acides, des agents séquestrants et d’autres produits chimiques nettoyants, selon la nature des dépôts.

Plurafac LF 231 figure parmi les matières envisagées pour la gestion de la mousse industrielle et les applications de NEP acide. Cette mention justifie l’étude de son utilisation dans cette catégorie, mais ne garantit pas sa compatibilité avec tous les acides, oxydants, matériaux de joints ou protocoles de désinfection.

La validation du nettoyage doit inclure l’élimination des salissures, la compatibilité avec l’eau, les résidus après rinçage, la température de procédé, la turbulence et le contact avec les élastomères sensibles. Les performances d’un tensioactif dans une solution alcaline simple ne suffisent pas à autoriser son emploi dans un programme d’hygiène des installations agroalimentaires.


LAVAGE AUTOMATIQUE DE LA VAISSELLE ET HYGIÈNE DES CUISINES PROFESSIONNELLES


Le lavage automatique de la vaisselle est sensible à la mousse, car les jets continus et les recirculations répétées peuvent amplifier rapidement les effets d’un tensioactif très moussant. Plurafac LF 231 peut être évalué comme agent mouillant ou détergent peu moussant dans les produits finis conçus pour le lavage mécanique plutôt que manuel.

La formulation doit également traiter les graisses alimentaires, l’amidon, les protéines, les dépôts dus à la dureté de l’eau et le comportement au rinçage. Une très faible formation de mousse ne remplace pas une composition adéquate en adjuvants de détergence, le traitement de l’eau, le rinçage et une efficacité vérifiée d’élimination des salissures.

Plurafac LF 231 ne doit pas être présenté comme automatiquement adapté au contact alimentaire direct ni comme un additif alimentaire. Toute utilisation sur des équipements ou articles entrant en contact avec des aliments dépend des règles applicables aux produits de nettoyage et aux matériaux en contact avec les denrées, des procédures professionnelles et d’une élimination adéquate lors du rinçage.


NETTOYAGE DES SURFACES DURES, PAR PULVÉRISATION ET SOUS PRESSION


Dans les équipements de pulvérisation, la maîtrise de la mousse peut favoriser la régularité des pompes et réduire la formation d’une épaisse couche de bulles sur la surface cible. LF 231 peut être testé dans les nettoyants industriels pour surfaces dures ou les formulations de nettoyage sous pression, lorsque l’emploi d’un tensioactif classique très moussant serait peu pratique.

La compatibilité avec les surfaces doit être examinée indépendamment du comportement moussant. Un détergent peu moussant peut néanmoins provoquer des taches, des traces, de la corrosion liée à d’autres composants de la formule ou des dommages aux revêtements sensibles ; tous ces effets doivent être évalués sur des surfaces représentatives.

La nature des salissures détermine si le produit doit être le tensioactif principal ou un composant secondaire de maîtrise de la mousse. Pour des résidus très huileux, la compatibilité avec les solvants et l’émulsification peuvent être prioritaires ; pour les dépôts minéraux, la chimie acide et les agents antitartre peuvent jouer un rôle prépondérant.


BLANCHISSERIE COMMERCIALE ET AUTRES SYSTÈMES INSTITUTIONNELS


Les tensioactifs non ioniques peu moussants sont utilisés dans certaines applications de blanchisserie mécanique, car la mousse peut compromettre l’action hydraulique et le contrôle du dosage. LF 231 peut être envisagé dans un mélange plus large comprenant des détergents classiques, des adjuvants de détergence et des agents antiredéposition ; toutefois, sa transparence en milieu aqueux et son comportement de mouillage dépendant de la température doivent être examinés avant le choix.

Son adéquation au lavage textile dépend de la température, du type de tissu, de la composition des salissures, de la conception de la machine et des additifs. Il ne faut pas le présenter comme intrinsèquement supérieur pour la blanchisserie ni comme un détergent complet utilisable seul.


APPLICATIONS INDUSTRIELLES ET PERFORMANCES


Les performances doivent être décrites à l’aide de plusieurs mesures indépendantes : formation de mousse, temps de mouillage, tension superficielle, limpidité, élimination des salissures, facilité de rinçage et stabilité. Un ingrédient peut être excellent sur un critère tout en apportant une contribution moins intéressante sur un autre ; c’est précisément pourquoi il est utile de comparer LF 231 aux grades voisins.

Le tableau technique de 2023 illustre ce point : LF 231 produit environ 5 mL de mousse, contre environ 0 mL pour LF 224 selon la même méthode citée ; leurs temps de mouillage diffèrent néanmoins, et ces deux grades ne doivent pas être considérés comme interchangeables. Les différences de masse volumique et de viscosité influencent aussi l’étalonnage du pompage et du dosage.

Toute affirmation d’économies, de réduction de la durée des cycles, de diminution de la consommation d’eau ou d’entretien en aval nécessite une comparaison propre au site. Les propriétés de laboratoire publiées font de LF 231 un candidat plausible, mais ne démontrent pas d’économies chiffrées pour l’équipement d’un client particulier.


QUELS PROBLÈMES PLURAFAC LF 231 PEUT-IL AIDER À RÉSOUDRE ?


LF 231 peut être utile lorsqu’un système de nettoyage présente une mousse perturbatrice dans un bain contenant des tensioactifs, lorsqu’il faut maintenir le mouillage des surfaces avec une formulation peu moussante ou lorsqu’un tensioactif liquide concentré est privilégié pour le dosage. Il permet aussi d’évaluer une action nettoyante interfaciale sans faire reposer toute la détergence sur un tensioactif fortement ionique.

Il ne résout pas à lui seul toutes les limites du nettoyage. Il n’éliminera pas automatiquement le tartre dû à la dureté de l’eau, ne désinfectera pas une surface, ne neutralisera pas les acides résiduels, ne dissoudra pas tous les adhésifs polymères et n’assurera pas nécessairement une limpidité suffisante au rinçage si les autres ingrédients ou le procédé sont inadaptés.

Sa solubilité limitée dans l’eau, lorsqu’une solution limpide est recherchée, peut poser problème dans les concentrés liquides transparents. Un hydrotrope, un solvant compatible, un autre grade non ionique ou un ajustement de la formulation globale peut être nécessaire ; chaque solution demande sa propre évaluation de stabilité et de sécurité.


POINTS IMPORTANTS POUR L’UTILISATION DE PLURAFAC LF 231


Il ne faut pas assimiler une concentration d’environ 100 % à un dosage analytique précis d’un composé unique. Le produit est une distribution chimique commerciale, et la documentation spécifique doit être utilisée chaque fois que la pureté ou la composition exacte est importante pour l’évaluation réglementaire ou les performances.

Il faut distinguer les solutions solubles et visuellement limpides des dispersions troubles mais stables. Un lot devenu trouble après l’ajout de LF 231 n’est pas nécessairement dégradé chimiquement, mais le formulateur doit vérifier qu’aucune séparation de phases inacceptable, aucun dosage irrégulier ni aucune sédimentation ne se produisent pendant le stockage.

Les résultats d’essai ne doivent être comparés que si les méthodes et conditions sont identiques. Un point de trouble d’environ 28 °C selon la méthode E ne doit pas être comparé directement au point de trouble d’une solution aqueuse à 1 % d’un autre tensioactif, et un résultat de mousse de 5 mL en laboratoire ne peut pas être appliqué comme volume universel de mousse dans les cuves industrielles.

Vérifier le statut réglementaire et la FDS les plus récents pour le marché visé, et ne pas substituer les recommandations historiques de la famille de produits à une validation actuelle du procédé.


DÉVELOPPEMENT ET ÉVALUATION DES FORMULATIONS


Pour les nettoyants aqueux, un programme d’essais comparatifs contrôlés est plus défendable que l’adoption d’une recette fondée sur un pourcentage non vérifié. Définir l’action nettoyante recherchée, déterminer la température de fonctionnement et les caractéristiques de l’eau, puis comparer LF 231 à des solutions appropriées à plusieurs concentrations de matière active choisies expérimentalement.

Surveiller la limpidité ou la dispersion, la stabilité des phases à court et à long terme, la viscosité, le mouillage, la formation de mousse sous agitation réaliste et l’efficacité d’élimination des salissures. Les essais doivent également couvrir la plage de pH prévue, la concentration d’adjuvants, la teneur en électrolytes et les interactions avec les autres ingrédients anioniques, cationiques ou non ioniques.

Le fabricant conseille d’incorporer le tensioactif à l’eau sous agitation plutôt que d’ajouter de l’eau à une masse concentrée de tensioactif, car les mélanges intermédiaires peuvent devenir étonnamment visqueux. Selon les données de la série LF 231, la viscosité dynamique représentative à 23 °C passe d’environ 45 mPa·s sans eau ajoutée à environ 70 mPa·s avec 10 % d’eau ajoutée, reste autour de 80 mPa·s avec 20 % et 30 % d’eau ajoutée, puis évolue de nouveau lors de dilutions plus importantes ; ces valeurs indicatives de mélanges ne constituent pas des spécifications de détergents finis.

Dans les produits alcalins concentrés, la compatibilité et la solubilisation doivent être vérifiées expérimentalement. Même si un tensioactif est stable en milieu alcalin, il serait incorrect de présumer qu’il forme une phase unique limpide dans un concentré fortement alcalin.


PRODUITS SIMILAIRES ET SOLUTIONS DE REMPLACEMENT


Plurafac LF 131 et LF 431 sont également décrits comme des alcools alcoxylés à extrémités alkylées, mais leurs points de trouble, mesures de mouillage, profils de mousse et viscosités sont différents. Le choix doit être fondé sur le procédé précis plutôt que sur la proximité apparente des numéros dans le nom commercial.

Plurafac LF 224 est un autre grade peu moussant présentant une formation de mousse particulièrement faible dans l’essai standard du fabricant, mais il ne s’agit pas d’un synonyme chimique de LF 231. Les temps de mouillage de LF 224 et LF 231 diffèrent ; un remplacement direct à proportion égale peut donc modifier le comportement d’un concentré détergent.

D’autres possibilités comprennent les alcools gras éthoxylés classiques, les tensioactifs non ioniques à extrémités bloquées, les copolymères blocs d’oxyde d’éthylène et d’oxyde de propylène, ainsi que les agents spécialisés de maîtrise de la mousse. Un antimousse dédié peut améliorer une formule détergente par ailleurs adaptée, mais il peut introduire des problèmes de compatibilité, de taches ou de résidus qui doivent être testés.


APPROCHES INITIALES DE FORMULATION AVEC PLURAFAC LF 231


Les exemples suivants montrent comment PLURAFAC LF 231 peut être évalué lors du développement de formulations détergentes et de procédés de nettoyage. PLURAFAC LF 231 est un tensioactif non ionique commercial à faible moussage, basé sur un alcool gras alcoxylé à extrémité bloquée (end-capped). Ce tensioactif liquide appartient à la famille PLURAFAC LF et peut être étudié pour le nettoyage et le mouillage lorsque l'excès de mousse risque de perturber les équipements. Le numéro CAS associé à PLURAFAC LF 231 est 113089-47-7 ; toutefois, les spécifications exactes de la qualité livrée doivent être confirmées par la documentation actuelle du fabricant plutôt que déduites de la catégorie générale des alcools alcoxylés.

Les formulations suivantes sont des approches de départ en laboratoire, et non des recettes commerciales vérifiées, des procédures finales de fabrication ou des produits ayant démontré leur conformité à des normes réglementaires ou de performance déterminées. Les pourcentages de PLURAFAC LF 231 représentent des concentrations illustratives du produit tel que fourni, rapportées à la masse totale de la formule. La quantité et la nature des autres tensioactifs, la dureté de l'eau, le point de trouble, la température, le pH, les hydrotropes et la nature des salissures peuvent fortement modifier le moussage et l'efficacité de nettoyage. Chaque approche nécessite des essais contrôlés, des vérifications de compatibilité chimique et d'emballage, une évaluation de stabilité, une analyse appropriée de la sécurité au travail et le respect des obligations réglementaires applicables. Un nettoyant contenant PLURAFAC LF 231 ne doit pas être présenté comme assainissant ou désinfectant sans les preuves propres au produit et les éventuelles autorisations requises.


EXEMPLE 1 : ÉTUDE DE LA CONCENTRATION DE PLURAFAC LF 231 DANS UN DÉTERGENT À FAIBLE MOUSSAGE POUR LAVE-VAISSELLE AUTOMATIQUE


Objectif : Évaluer l'influence du dosage de PLURAFAC LF 231 sur la maîtrise de la mousse, l'élimination des graisses, le mouillage et le rinçage dans un concentré alcalin illustratif de détergent pour lave-vaisselle automatique.

Composants de départ :

PLURAFAC LF 231 : environ 0,5 %, 1,0 % et 1,5 % en masse, testés comme niveaux distincts.

Carbonate de sodium ou autre agent alcalin compatible : environ 3–6 %, maintenu constant lors de la comparaison initiale.

Citrate de sodium ou autre agent de conditionnement de l'eau : environ 2–4 %, maintenu constant.

Agent chélatant compatible (par exemple, une qualité appropriée de gluconate de sodium) : environ 0,5–1,0 %, maintenu constant.

Hydrotrope ou agent de couplage, si nécessaire pour l'homogénéité des phases : environ 1–3 %, maintenu constant.

Agent d'ajustement du pH : quantité nécessaire pour établir une plage préliminaire d'environ 10,5–11,5, à condition que le système alcalin choisi puisse l'atteindre de façon reproductible.

Eau déminéralisée : complément à 100 % en masse.

PLURAFAC LF 231 est évalué comme un composant tensioactif à faible moussage et non comme un détergent complet à lui seul. Les concentrations indiquées ne sont que des variables préliminaires. Pour une étude pertinente en production, la dilution réelle, le temps de contact, la température de lavage, la charge de salissures et la circulation dans la machine doivent également être définis et maintenus constants.

Approche d'application :

1. Introduire l'eau déminéralisée dans une cuve de mélange propre et chimiquement compatible, puis commencer une agitation contrôlée.

2. Dissoudre l'agent alcalin choisi, le citrate de sodium et l'agent chélatant compatible dans la phase aqueuse, en vérifiant qu'aucune précipitation inattendue ne se produit.

3. Ajouter l'hydrotrope sélectionné si nécessaire, puis incorporer progressivement PLURAFAC LF 231 en maintenant des conditions de mélange constantes.

4. Ajuster le pH dans la plage d'essai visée, compléter le lot avec de l'eau déminéralisée et relever l'aspect, l'homogénéité et tout trouble ou séparation de phases.

5. Évaluer la stabilité au stockage des concentrés à base de PLURAFAC LF 231 et leur formation de mousse lors d'essais d'agitation standardisés en laboratoire.

6. Réaliser des essais contrôlés de lavage automatique de la vaisselle avec la même dilution de détergent, la même dureté d'eau, la même température, le même cycle et les mêmes salissures grasses ou amylacées standardisées pour chaque concentration de PLURAFAC LF 231.

7. Comparer la hauteur de mousse, l'écoulement de l'eau, la propreté, les films résiduels, les traces visibles et le comportement au rinçage sur les articles testés.

8. Sélectionner la concentration de PLURAFAC LF 231 offrant le meilleur équilibre entre nettoyage et faible moussage pour une validation complémentaire à l'échelle pilote.

Considérations de sécurité : Les formulations alcalines pour lave-vaisselle automatique peuvent irriter les yeux et la peau et doivent être évaluées en tant que mélanges complets. Consulter la fiche de données de sécurité actuelle de PLURAFAC LF 231 et utiliser des gants, une protection oculaire et une ventilation appropriés. Éviter les mélanges incontrôlés avec des produits de nettoyage acides. L'aptitude au contact alimentaire, les limites de résidus chimiques et les exigences d'étiquetage doivent être établies séparément.


EXEMPLE 2 : ÉVALUATION DU DOSAGE DE PLURAFAC LF 231 DANS UNE SOLUTION ACIDE DE NETTOYAGE EN PLACE (CIP) À FAIBLE MOUSSAGE


Objectif : Étudier si PLURAFAC LF 231 peut contribuer au nettoyage et au mouillage à faible moussage dans une formulation acide de nettoyage en place (CIP), conçue pour l'étude des dépôts minéraux et des salissures mixtes sur des surfaces de procédé compatibles.

Composants de départ :

PLURAFAC LF 231 : environ 0,10 %, 0,30 % et 0,50 % en masse, évalués comme niveaux distincts.

Acide citrique : environ 1–3 %, maintenu constant lors de la comparaison initiale de PLURAFAC LF 231.

Séquestrant compatible, si nécessaire (par exemple, gluconate de sodium ou autre qualité compatible avec les acides) : environ 0,2–0,5 %, maintenu constant.

Hydrotrope ou auxiliaire de solubilisation compatible, si nécessaire : environ 0,5–1,5 %, maintenu constant.

Tensioactif non ionique complémentaire à faible moussage, si utilisé : environ 0,2–0,5 %, maintenu constant.

Eau déminéralisée : complément à 100 % en masse.

pH cible illustratif : environ 2,0–3,0, selon le système acide choisi et la compatibilité avec l'équipement.

Il s'agit de niveaux de criblage en laboratoire, et non de conditions de fonctionnement CIP validées. La compatibilité de PLURAFAC LF 231 dans une formule acide ainsi que son comportement moussant à la température de circulation doivent être démontrés expérimentalement. Le nettoyage acide peut contribuer à l'élimination des dépôts minéraux, mais l'efficacité contre un dépôt particulier dépend de sa chimie et ne peut être déduite de la seule concentration de PLURAFAC LF 231.

Approche d'application :

1. Identifier les matériaux des équipements visés et préparer des coupons représentatifs présentant un dépôt minéral ou mixte contrôlé. Confirmer que le matériau peut être exposé sans danger aux conditions acides proposées.

2. Introduire l'eau déminéralisée dans une cuve chimiquement compatible et dissoudre l'acide citrique sous agitation modérée conformément à une procédure de laboratoire approuvée.

3. Ajouter le séquestrant compatible avec les acides et l'hydrotrope retenus, le cas échéant, et observer la limpidité et la compatibilité du mélange.

4. Incorporer progressivement PLURAFAC LF 231. Maintenir une durée totale de mélange et une température comparables pour les trois niveaux de tensioactif.

5. Mesurer le pH et l'aspect, compléter le lot à 100 % avec de l'eau et vérifier l'absence de trouble, séparation ou autre instabilité.

6. Faire circuler chaque formulation de PLURAFAC LF 231 dans une boucle d'essai de laboratoire compatible ou un dispositif équivalent avec débit, température et temps d'exposition constants.

7. Mesurer l'accumulation et la disparition de la mousse, l'élimination des dépôts, la rinçabilité et toute incidence défavorable sur les surfaces testées. Suivre la compatibilité des matériaux et les changements d'aspect de la solution.

8. Comparer les concentrations de PLURAFAC LF 231 et sélectionner uniquement un premier candidat pour des études supplémentaires de compatibilité des équipements, de validation du procédé et des eaux usées.

Considérations de sécurité : Les formulations acides de CIP peuvent être corrosives et endommager les métaux, joints ou revêtements inadaptés. Porter des gants résistant aux produits chimiques, une protection des yeux et du visage, et assurer une ventilation suffisante. Ne pas mélanger les nettoyants acides avec des produits contenant de l'hypochlorite ou avec des produits alcalins incompatibles. PLURAFAC LF 231 ne justifie pas à lui seul une allégation de stérilisation ou de désinfection ; l'utilisation sur des équipements de transformation alimentaire nécessite une validation distincte des résidus et du procédé.


EXEMPLE 3 : ÉTUDE DES PERFORMANCES À FAIBLE MOUSSAGE DE PLURAFAC LF 231 DANS UNE LESSIVE LIQUIDE PROFESSIONNELLE


Objectif : Évaluer si PLURAFAC LF 231 peut contribuer à maîtriser la mousse tout en préservant le mouillage, l'élimination des salissures grasses et la compatibilité des tissus dans une lessive liquide à mélange de tensioactifs destinée aux équipements de blanchisserie professionnelle.

Composants de départ :

PLURAFAC LF 231 : environ 0,5 %, 1,0 % et 1,5 % en masse, évalués comme niveaux distincts.

Tensioactif anionique nettoyant (par exemple, une qualité appropriée d'alkylbenzènesulfonate de sodium) : environ 3–5 % de matière active, maintenu constant.

Co-tensioactif amphotère ou alkylpolyglucoside, s'il est retenu : environ 1–3 % de matière active, maintenu constant.

Citrate de sodium ou autre agent renforçateur compatible : environ 1–3 %, maintenu constant.

Agent chélatant ou de contrôle de la dureté de l'eau : environ 0,2–0,5 %, maintenu constant en tenant compte de la concentration du produit fourni.

Hydrotrope, si nécessaire à la stabilité des phases : environ 0,5–2 %, maintenu constant.

Système conservateur compatible : choisi selon l'évaluation microbiologique de la formule finale.

Régulateur de pH : quantité nécessaire pour atteindre un pH final illustratif d'environ 8,5–9,5.

Eau déminéralisée : complément à 100 % en masse.

PLURAFAC LF 231 est étudié comme tensioactif au sein d'un système détergent complet. Le niveau optimal dépendra de la mousse produite par les autres ingrédients et de l'action mécanique du matériel de lavage. Une mousse plus faible au laboratoire ne signifie pas automatiquement un meilleur lavage ou rinçage des textiles.

Approche d'application :

1. Dissoudre l'agent renforçateur et l'agent chélatant retenus dans de l'eau déminéralisée placée dans une cuve de mélange propre et compatible.

2. Ajouter progressivement le tensioactif anionique et le co-tensioactif choisi, en utilisant la teneur réelle en matière active des produits fournis pour calculer la formule.

3. Introduire PLURAFAC LF 231 au niveau d'essai retenu en maintenant constantes toutes les autres variables de formulation prévues.

4. Ajouter l'hydrotrope et le système conservateur nécessaires, ajuster le pH et compléter le lot avec de l'eau jusqu'à la masse finale.

5. Mesurer l'aspect, la viscosité, le pH, le volume de mousse et sa vitesse de disparition sous des conditions standardisées de dureté de l'eau et d'agitation.

6. Réaliser des essais contrôlés de lavage avec des charges textiles standardisées et des salissures grasses ou particulaires définies, à dosage de détergent, température, cycle et dureté de l'eau identiques.

7. Comparer les formules à base de PLURAFAC LF 231 pour l'élimination des salissures, la redéposition, le rinçage, la mousse restante, le toucher textile et les variations de couleur.

8. Évaluer la stabilité au stockage et l'efficacité du conservateur, puis sélectionner une teneur en PLURAFAC LF 231 pour des qualifications supplémentaires selon l'équilibre global des performances.

Considérations de sécurité : Les concentrés de lessive finis peuvent être irritants et nécessitent une protection appropriée des travailleurs, des instructions de manipulation et un étiquetage adéquat. Examiner la fiche de données de sécurité actuelle de PLURAFAC LF 231, évaluer la compatibilité des tissus et les exigences de rejet des eaux usées, et confirmer toute allégation de performance par des essais sur le produit fini. La maîtrise de la mousse d'un tensioactif ne constitue pas une preuve d'efficacité antimicrobienne.


CONTRÔLE QUALITÉ ET CRITÈRES D’ACHAT


Les spécifications d’achat doivent mentionner le grade commercial exact Plurafac LF 231, le code produit applicable et le marché de destination. Le numéro du grade et la description de sa classe chimique ne suffisent pas à démontrer qu’un autre matériau non ionique peu moussant est chimiquement équivalent.

Les contrôles de réception utiles peuvent comprendre l’aspect, la traçabilité du lot, la viscosité dynamique à une température définie, la masse volumique, le pH selon une méthode précisée et la confirmation documentaire appropriée des autres critères contractuels de libération. Les valeurs typiques publiées peuvent guider une première sélection, mais ne doivent pas remplacer les limites d’acceptation propres à chaque lot.

Une fiche technique (TDS) communique les propriétés représentatives et les recommandations d’application. Une fiche de données de sécurité (FDS/SDS) fournit les renseignements relatifs aux dangers, à la manipulation, aux urgences et au transport ; un certificat d’analyse (COA) documente, lorsqu’il est fourni, les résultats d’essais réels d’un lot particulier. Chaque document remplit une fonction distincte.

Avant l’achat, déterminer la taille des emballages nécessaire, les températures de stockage prévues, les exigences de durée de conservation, les obligations douanières ou d’inventaire et la possibilité d’une forte dilution ou d’une exposition à des concentrations élevées en électrolytes. Confirmer la disponibilité et la documentation lors de la demande, plutôt que de se fier à des suppositions non précisées sur les stocks.


PREMIERS SECOURS


Inhalation : En cas d’inhalation d’un brouillard ou d’un aérosol de Plurafac LF 231 accompagnée de symptômes, déplacer la personne exposée à l’air frais et demander un avis médical. Éviter toute exposition inutile aux pulvérisations concentrées et respecter la FDS en vigueur ainsi que les procédures du lieu de travail.

Contact avec la peau : Retirer les vêtements contaminés et laver soigneusement la peau exposée à Plurafac LF 231 avec du savon et beaucoup d’eau. Une ancienne fiche de sécurité européenne classait ce grade comme irritant cutané ; consulter un professionnel de santé si l’irritation persiste ou si l’exposition est importante.

Contact avec les yeux : Si Plurafac LF 231 entre en contact avec les yeux, rincer immédiatement et soigneusement à l’eau courante douce pendant au moins 15 minutes, en maintenant les paupières ouvertes, puis demander un examen médical. Retirer les lentilles de contact si elles sont présentes et faciles à enlever, sans retarder le rinçage.

Ingestion : En cas d’ingestion de Plurafac LF 231, rincer la bouche, ne pas faire vomir et consulter rapidement un centre antipoison ou un professionnel de santé. Ne pas administrer de liquide par voie orale à une personne inconsciente ou ayant des difficultés à avaler.

Remarques à l’intention des médecins : Les premiers soins en cas d’exposition à Plurafac LF 231 sont des soins de soutien adaptés à l’exposition, aux symptômes et à la FDS actuelle ; aucun antidote spécifique n’est établi dans la documentation de sécurité historique examinée. La formulation ou le concentré nettoyant en cause peut comporter des dangers supplémentaires par rapport au tensioactif brut.


MANIPULATION ET STOCKAGE


Manipulation : Utiliser Plurafac LF 231 dans un environnement contrôlé, limiter les éclaboussures et éviter les contacts inutiles avec les yeux et la peau. Conserver le produit dans des récipients correctement étiquetés et respecter les précautions de la FDS régionale en vigueur.

Mesures techniques de protection : Lors du traitement de Plurafac LF 231, assurer une ventilation générale ou locale suffisante partout où des aérosols ou des brouillards sont susceptibles de se former. L’évaluation des risques doit porter à la fois sur la matière première et sur la formulation finie.

Protection individuelle : Porter des gants résistants aux produits chimiques, une protection oculaire appropriée et des vêtements de travail protecteurs lors de la manipulation de Plurafac LF 231. Confirmer le matériau des gants et le temps de percée à l’aide de la dernière FDS et des informations du fabricant de gants, plutôt que de présumer que tous les élastomères présentent la même résistance.

Protection respiratoire : La manipulation courante de Plurafac LF 231 en système fermé ne nécessite pas nécessairement une protection respiratoire spécifique, mais les opérations produisant des aérosols ou une ventilation insuffisante peuvent modifier les conditions d’exposition. La protection respiratoire doit être choisie sur la base d’une évaluation propre au lieu de travail et des règles locales applicables.

Stockage : Conserver Plurafac LF 231 à l’intérieur, dans son emballage d’origine bien fermé, et le protéger des pénétrations d’humidité. Les recommandations de novembre 2023 relatives à la famille de produits conseillent d’éviter les températures de stockage sensiblement inférieures à environ 20 °C ainsi que la chaleur excessive ; les plans de stockage locaux doivent tenir compte de la documentation actuelle du fabricant.

Compatibilité des matériaux : Le guide de la famille de produits de novembre 2023 mentionne certaines nuances d’acier inoxydable, notamment AISI 316 Ti et AISI 321, comme matériaux possibles pour les cuves et fûts. Valider les joints, garnitures, revêtements intérieurs et autres plastiques selon la durée de contact et la température réelles, au lieu d’étendre ces indications à tous les matériaux de construction.

Manipulation par temps froid : Plurafac LF 231 peut devenir trouble ou plus visqueux lors du refroidissement sans perdre nécessairement ses performances fonctionnelles. D’anciennes instructions relatives à la famille de produits évoquent un réchauffement doux et contrôlé dans une plage approximative de 40 à 50 °C pour retrouver, si nécessaire, un aspect liquide homogène, sans surchauffe locale ; il ne s’agit pas d’une consigne générale visant à chauffer tous les lots sans vérifier leur état.

Stockage en vrac chauffé : Lorsque Plurafac LF 231 est stocké dans des cuves chauffées à une température proche de 50 °C, le guide de la famille de produits prescrit une couverture d’azote pour limiter le contact avec l’air et décrit une circulation douce afin de contribuer à réduire la décoloration. Les mesures techniques et les précautions de sécurité thermique doivent être conçues par du personnel qualifié.

Procédures en cas de déversement : Contenir tout déversement de Plurafac LF 231, empêcher sa propagation vers les canalisations et les cours d’eau, puis récupérer les volumes liquides importants avec un équipement de pompage compatible ou les petites quantités résiduelles au moyen d’un absorbant approprié. Les surfaces peuvent rester glissantes après la récupération principale ; utiliser des méthodes de nettoyage et d’élimination sûres.

Précautions environnementales : Ne pas rejeter Plurafac LF 231 ni les eaux de lavage contaminées sans autorisation. Sa nature non ionique ou sa biodégradabilité potentielle ne signifient pas que les rejets concentrés sont sans danger pour l’environnement.

Mesures de lutte contre l’incendie : Utiliser des moyens d’extinction appropriés à l’incendie environnant et suivre la FDS actuelle de Plurafac LF 231. Un ancien document de sécurité citait l’eau pulvérisée, la mousse et la poudre sèche comme moyens adaptés et signalait que la décomposition en cas d’incendie peut dégager des fumées nocives ou des oxydes de carbone.

Élimination des déchets : Organiser l’élimination des excédents de Plurafac LF 231, des absorbants contaminés et des emballages vides conformément à la classification locale des déchets et à la FDS. Ne pas considérer le rejet à l’égout comme une voie d’élimination par défaut.


INFORMATIONS SUR LA SÉCURITÉ, L’ENVIRONNEMENT ET LE TRANSPORT


Plurafac LF 231 est une matière première tensioactive industrielle et ne doit pas être jugé sans danger au seul motif qu’il est non ionique ou qu’il est parfois utilisé pour nettoyer les équipements de l’industrie alimentaire. L’exposition au produit concentré peut différer considérablement de l’exposition à des nettoyants finis correctement dilués puis rincés.

Une fiche de sécurité européenne de février 2018 relative à ce grade indiquait la catégorie 2 d’irritation cutanée et des classifications environnementales associées aux mentions H315, H400 et H412. Les classifications réglementaires, les juridictions et les versions des FDS étant susceptibles d’évoluer, il s’agit de déclarations historiques documentées, et non d’un substitut à la FDS locale actuelle du fournisseur et à l’étiquette du contenant.

Cette ancienne FDS indiquait également ONU 3082, MATIÈRE DANGEREUSE DU POINT DE VUE DE L’ENVIRONNEMENT, LIQUIDE, N.S.A. (contient un alcool gras alcoxylé), classe de transport 9, groupe d’emballage III, pour les modes de transport mentionnés. Les exemptions liées aux emballages, les seuils de quantité et toute classification en vigueur doivent être vérifiés d’après les règles actuelles du transport et les documents de l’expédition concernée.

Le fabricant a indiqué par le passé que le tensioactif répondait aux critères de biodégradabilité pertinents pour la réglementation des détergents. Cette affirmation doit être évaluée au regard des justificatifs actuels et ne permet ni des rejets incontrôlés ni l’affirmation selon laquelle toute formulation contenant LF 231 satisfait à un écolabel ou à une certification environnementale.

Lorsque cela convient, procéder à une communication des dangers spécifique au produit, planifier la gestion des déversements et évaluer les eaux usées avant de passer à une échelle supérieure. Les données de sécurité d’un détergent contenant un alcali fort, un acide, un agent de blanchiment, un solvant ou d’autres ingrédients actifs peuvent différer sensiblement du profil de danger de LF 231 à l’état pur.


FOIRE AUX QUESTIONS SUR PLURAFAC LF 231


Qu’est-ce que Plurafac LF 231 ?
Il s’agit d’un alcool gras alcoxylé commercial à extrémités alkylées, fourni sous forme de tensioactif liquide non ionique peu moussant, principalement destiné aux systèmes de nettoyage formulés.

Plurafac LF 231 est-il constitué d’une seule molécule pure ?
Non. Il s’agit d’une distribution commerciale d’alcoxylates ; une formule moléculaire et une masse moléculaire uniques et précises donneraient une représentation erronée du produit.

Quel est le numéro CAS de Plurafac LF 231 ?
Le registre du fabricant indique le numéro CAS 113089-47-7.

Quelle est la référence produit de Plurafac LF 231 ?
Le fabricant identifie ce grade commercial par le numéro de produit 30044031.

Un numéro CE ou EINECS est-il vérifié pour ce grade ?
Aucun numéro CE définitif n’a été établi à partir des informations du fabricant examinées ; le confirmer dans les documents réglementaires actuels si nécessaire.

À quelle classe chimique appartient Plurafac LF 231 ?
Il appartient à la famille des tensioactifs non ioniques peu moussants à base d’alcools alcoxylés.

Que signifie « à extrémité alkylée » ?
Ce terme désigne une structure alcoxylée dont l’extrémité est bloquée, différente d’une architecture comparable présentant une fonction hydroxyle terminale libre, ce qui peut modifier la formation de mousse et la compatibilité avec l’eau.

Plurafac LF 231 est-il un détergent anionique ?
Non. Sa fonction tensioactive principale est non ionique ; elle ne dépend pas d’une charge ionique fixe, comme dans les tensioactifs sulfatés ou sulfonés.

Est-ce un tensioactif cationique ?
Non. Il est identifié comme non ionique.

Quel est l’aspect de Plurafac LF 231 ?
Les données techniques de la famille de produits décrivent un liquide limpide ou légèrement trouble, incolore à jaune.

Quelle est sa concentration active approximative ?
Le tableau technique du fabricant de novembre 2023 indique une concentration d’environ 100 % pour ce grade.

Une concentration d’environ 100 % signifie-t-elle une pureté analytique d’un seul composé ?
Non. Elle décrit le grade commercial et ne signifie pas qu’il s’agit d’un composant chimique unique et homogène.

Quelle est la masse volumique de Plurafac LF 231 ?
Environ 0,96 g/cm³ à 23 °C, selon la méthode DIN 51757, en tant que valeur représentative du fabricant.

Quelle est sa viscosité à température ambiante ?
Environ 45 mPa·s de viscosité dynamique à 23 °C selon EN 12092, Brookfield LVT.

Comment le refroidissement influe-t-il sur la viscosité ?
La viscosité représentative augmente à environ 100 mPa·s à 10 °C et à environ 400 mPa·s à 0 °C selon la méthode citée.

Quel est le point de prise ?
Environ −5 °C selon DIN 51583, d’après les informations techniques de novembre 2023.

Le point de prise correspond-il au point de fusion d’une substance pure ?
Non. Le produit est une distribution de molécules et ne présente donc pas le comportement de fusion simple et net d’un composé cristallin pur.

Quel est son pH ?
Environ pH 6 selon l’essai du fabricant EN 1262, solution B ; cette valeur ne doit pas être présentée comme le pH d’un liquide non aqueux non dilué.

Quel est son point de trouble ?
Environ 35 °C selon la méthode D de la norme EN 1890 et 28 °C selon la méthode E ; ces deux méthodes utilisent des milieux d’essai particuliers à base de butyldiglycol.

La valeur de 28 °C est-elle le point de trouble d’une solution aqueuse à 1 % ?
Non. La valeur de 28 °C citée correspond à la méthode E, et non à la détermination dans l’eau seule selon la méthode A.

Quelle quantité de mousse LF 231 produit-il dans l’essai du fabricant ?
Environ 5 mL selon EN 12728, valeur de référence de laboratoire qui ne doit pas être interprétée comme un volume fixe de mousse dans les équipements industriels.

« Peu moussant » signifie-t-il totalement sans mousse ?
Non. La mousse dépend des autres ingrédients de la formulation, des contaminants, de la température, de la concentration et des conditions mécaniques.

Plurafac LF 231 peut-il agir comme antimousse ?
Il peut contribuer à limiter la mousse dans des mélanges appropriés, mais la suppression de la mousse produite par d’autres ingrédients exige des essais ; ce n’est pas automatiquement un antimousse universel.

Quelle est la tension superficielle dans les conditions de référence ?
Environ 29 mN/m à 1 g/L dans de l’eau distillée à 23 °C, selon EN 14370.

Plurafac LF 231 se dissout-il de façon limpide dans l’eau ?
Non, pas à 10 % dans l’eau distillée ou potable à 23 °C selon le tableau comparatif de solubilité du fabricant.

Un mélange aqueux trouble peut-il tout de même nettoyer ?
Oui. Une dispersion stable peut encore offrir une activité interfaciale utile, à condition de satisfaire aux exigences de stabilité et de performance propres à l’application.

Le produit peut-il être dissous dans l’éthanol ?
Le fabricant indique une solubilité limpide dans l’éthanol à 10 % et 23 °C, ce qui ne prouve pas sa compatibilité avec toutes les formulations finies contenant de l’éthanol.

Est-il soluble dans l’isopropanol ?
Oui. Une solubilité limpide est signalée dans l’isopropanol à 10 % et 23 °C.

Qu’en est-il du white-spirit ?
Le fabricant indique une solubilité limpide dans le white-spirit à 10 % et 23 °C.

Les hydrotropes peuvent-ils contribuer à rendre les formulations aqueuses limpides ?
Certains alcools, glycols ou hydrotropes compatibles peuvent aider, mais la limpidité, la viscosité, le point d’éclair et la stabilité au stockage du détergent final doivent être validés.

L’ajout de davantage d’eau réduit-il toujours la viscosité ?
Non. Les dilutions intermédiaires peuvent entraîner des variations non linéaires de viscosité ; l’ordre de dilution et la concentration ont donc leur importance.

Pourquoi faut-il ajouter le tensioactif à l’eau plutôt que l’inverse ?
Le fabricant recommande cette méthode parce que l’ajout d’eau à des concentrés de tensioactifs peut produire des mélanges intermédiaires d’une viscosité indésirable.

Quel est son temps de mouillage à 23 °C et 1 g/L ?
Environ 40 secondes selon EN 1772, avec l’eau d’essai contenant du carbonate de sodium indiquée.

Quel est son temps de mouillage à 23 °C et 2 g/L ?
Environ 20 secondes dans l’essai de référence EN 1772 du fabricant.

Comment se comporte le mouillage à 70 °C ?
Dans l’essai EN 1772 publié, les temps dépassent 300 secondes à 0,5, 1 et 2 g/L, ce qui illustre un compromis dépendant de la température.

Un mauvais mouillage à chaud signifie-t-il que le produit ne peut pas être utilisé dans les systèmes de lavage à chaud ?
Non. Le nettoyage réel dépend également de l’agitation, des adjuvants de détergence, des salissures et des autres ingrédients ; des essais de procédé sont nécessaires.

Quels secteurs peuvent utiliser Plurafac LF 231 ?
Il convient à l’étude de formulations détergentes industrielles et institutionnelles, notamment pour le lavage des bouteilles, le NEP/CIP, le nettoyage automatique et certaines applications de nettoyage sous pression.

Pourquoi est-il utile pour le lavage des bouteilles ?
Une faible formation de mousse peut aider à maîtriser les effets des résidus d’adhésifs, des boissons et de l’agitation mécanique, sous réserve d’une efficacité de nettoyage validée.

Plurafac LF 231 élimine-t-il les étiquettes en papier ?
Il peut être évalué dans un détergent pour le lavage des bouteilles, mais le retrait des étiquettes dépend des adhésifs, de l’alcalinité, de la température, de la mécanique du lavage et du temps.

Plurafac LF 231 peut-il être utilisé dans des produits de NEP acide ?
Il figure parmi les ingrédients peu moussants pertinents pour certains nettoyages industriels acides, mais la compatibilité doit être vérifiée pour l’acide précis et les autres composants.

Plurafac LF 231 peut-il être utilisé dans des systèmes fortement alcalins ?
Les membres de la famille à extrémités alkylées ont été étudiés pour le nettoyage alcalin, mais la stabilité, la limpidité et les performances réelles dépendent de la concentration et de la composition.

Plurafac LF 231 convient-il au lavage automatique de la vaisselle ?
Il peut être envisagé dans des nettoyants pour machines professionnellement formulés et peu moussants, sous réserve d’essais d’efficacité, de résidus et de compatibilité des matériaux.

Peut-il être utilisé dans les liquides vaisselle manuels ?
Le profil peu moussant de Plurafac LF 231 peut ne pas convenir aux applications dans lesquelles les consommateurs attendent une mousse abondante et persistante ; évaluer les exigences sensorielles et de nettoyage visées.

Plurafac LF 231 est-il un désinfectant ou un assainissant ?
Non. Les documents produits examinés décrivent un tensioactif, et non une substance active biocide bénéficiant d’une autorisation indépendante.

Plurafac LF 231 est-il un additif alimentaire ?
Non. C’est une matière première détergente ; le nettoyage des équipements agroalimentaires ne signifie pas que son ajout direct aux aliments est autorisé.

Plurafac LF 231 convient-il aux équipements en contact avec les aliments ?
Son emploi dans un produit nettoyant dépend des réglementations régionales, de la formulation complète et de procédures validées comprenant le rinçage ; le tensioactif pur ne dispose pas d’une autorisation universelle pour le contact alimentaire.

Plurafac LF 231 peut-il aider au nettoyage par pulvérisation haute pression ?
Potentiellement. Une mousse plus faible peut améliorer l’aspect pratique du fonctionnement, mais le mouillage, le comportement des pompes, les surfaces et l’élimination des salissures doivent être étudiés ensemble.

Plurafac LF 231 peut-il être utilisé dans les détergents de blanchisserie commerciale ?
Il peut être testé comme composant non ionique peu moussant, mais l’adéquation dépend du mélange complet et des conditions de fonctionnement des machines.

Plurafac LF 231 est-il interchangeable avec Plurafac LF 131 ?
Non. Ce sont tous deux des grades non ioniques à extrémités alkylées, mais leurs données physiques et leurs caractéristiques de mousse et de mouillage diffèrent.

Comment Plurafac LF 231 se compare-t-il à LF 224 ?
Dans le même essai EN 12728 publié, LF 231 produit environ 5 mL de mousse contre environ 0 mL pour LF 224 ; leurs propriétés de mouillage et leurs autres caractéristiques diffèrent également.

Plurafac LF 231 peut-il remplacer un antimousse à base de silicone ?
Il ne faut pas le supposer. C’est un tensioactif peu moussant, tandis qu’un antimousse à base de silicone possède une autre fonction et d’éventuelles contraintes de compatibilité.

Plurafac LF 231 fonctionne-t-il en eau dure ?
Les tensioactifs non ioniques ne fixent pas le calcium et le magnésium par un groupe de tête anionique permanent, mais les performances en eau dure dépendent toujours du mélange nettoyant complet et des salissures.

Comment l’élimination des huiles se produit-elle ?
Le segment hydrophobe entre en contact avec les résidus huileux, tandis que les groupes alcoxylés influencent le mouillage interfacial et la dispersion dans le milieu nettoyant.

Plurafac LF 231 est-il compatible avec tous les tensioactifs anioniques ?
Aucune affirmation générale de compatibilité n’est justifiée ; tester les mélanges concernant la stabilité des phases, la mousse, la viscosité et les résultats de nettoyage.

Quel est un dosage initial approprié ?
Aucun dosage universel n’est établi par les documents spécifiques examinés ; définir une plage d’essais par des tests d’application et un bilan des ingrédients.

Une formulation doit-elle toujours être parfaitement limpide ?
Pas nécessairement. Certaines formulations de nettoyage industriel acceptent les dispersions stables, tandis que les concentrés limpides peuvent nécessiter un autre tensioactif ou un système de solubilisation.

Quels paramètres de qualité faut-il vérifier à la réception ?
Vérifier au minimum l’identité du grade, les documents du lot, l’aspect et les paramètres d’acceptation convenus, tels que la viscosité ou la masse volumique, selon la méthode spécifiée.

Qu’établit la fiche technique (TDS) ?
Elle fournit des propriétés techniques représentatives et des recommandations ; le fabricant précise que ces chiffres ne constituent pas automatiquement des spécifications contractuelles.

Pourquoi un certificat d’analyse (COA) est-il utile ?
Un certificat d’analyse propre à un lot permet de vérifier la conformité du lot livré aux limites d’essai convenues, lorsqu’il est fourni.

Pourquoi la FDS est-elle importante ?
La FDS régionale en vigueur est le document principal concernant les dangers au travail, les équipements de protection individuelle, les mesures d’urgence, les précautions environnementales et la classification de transport.

Plurafac LF 231 est-il inoffensif parce qu’il est non ionique ?
Non. « Non ionique » décrit le type de charge et ne constitue pas une certification de sécurité toxicologique ou environnementale.

Le concentré irrite-t-il la peau ?
Une ancienne FDS européenne classait ce grade dans la catégorie 2 des irritants cutanés ; consulter l’étiquetage actuel du fournisseur et la FDS du marché concerné.

Que faire après un contact avec les yeux ?
Rincer immédiatement à l’eau courante douce pendant au moins 15 minutes et demander une évaluation médicale, tout en suivant la FDS en vigueur.

Que faire en cas d’ingestion du produit ?
Rincer la bouche, ne pas provoquer de vomissement et demander d’urgence un avis professionnel ; ne jamais administrer de liquides à une personne inconsciente.

Une protection respiratoire est-elle toujours nécessaire ?
Pas nécessairement lors d’une manipulation contrôlée sans formation d’aérosols ; le brouillard, la pulvérisation, la ventilation et l’évaluation des expositions professionnelles déterminent les mesures de protection.

Comment stocker Plurafac LF 231 ?
Le conserver bien fermé dans son emballage d’origine, à l’intérieur, à l’abri de l’humidité et des températures inappropriées, selon les recommandations techniques actuelles.

Le stockage à froid peut-il provoquer une turbidité ?
Oui. Les recommandations du fabricant pour la famille de produits indiquent qu’une turbidité peut apparaître à basse température sans impliquer automatiquement une perte de performance.

Peut-on réchauffer le matériau s’il devient trouble ?
Un réchauffement doux et contrôlé peut être utile conformément aux recommandations du fabricant ; il convient d’éviter tout chauffage incontrôlé à haute température.

Une durée de conservation est-elle documentée ?
Les recommandations de novembre 2023 pour la famille indiquent au moins deux ans dans des conditions de stockage appropriées, en emballage d’origine bien fermé ; vérifier le lot réel et les documents en vigueur.

Quels matériaux de cuve sont cités dans les recommandations ?
Les recommandations générales du fabricant pour la famille LF citent les aciers inoxydables AISI 316 Ti et AISI 321 comme exemples adaptés ; les joints et autres éléments nécessitent toujours des vérifications de compatibilité.

Une couverture d’azote est-elle parfois nécessaire ?
Les informations techniques de la famille prescrivent une couverture d’azote lorsque les produits sont conservés dans des cuves chauffées près de 50 °C ; les détails techniques dépendent de la conception du site.

Le produit est-il inflammable ?
Une ancienne FDS indiquait un point d’éclair supérieur à 100 °C, mais la classification et les précautions contre l’incendie doivent être tirées de la FDS régionale en vigueur.

Plurafac LF 231 est-il sans danger pour l’environnement ?
Non. Une ancienne FDS contient des classifications de danger pour le milieu aquatique ; les rejets incontrôlés doivent être évités, indépendamment des déclarations de biodégradabilité.

Existe-t-il un numéro ONU pour le transport ?
Une FDS européenne de 2018 attribuait le numéro ONU 3082, classe 9, groupe d’emballage III, à un liquide dangereux pour l’environnement ; confirmer la classification applicable au mode de transport et à l’expédition actuels.

La biodégradabilité signifie-t-elle que le produit peut être directement rejeté à l’égout ?
Non. Les rejets d’eaux usées doivent respecter les autorisations locales, les limites du traitement et la FDS en vigueur.

Le produit possède-t-il un numéro E ?
Aucun numéro E ou désignation INS d’additif alimentaire vérifié ne s’applique à ce grade de tensioactif industriel.

Une dénomination INCI cosmétique est-elle confirmée ?
Aucune dénomination INCI spécifique n’est établie par la documentation du grade examinée ; aucune aptitude à l’usage cosmétique n’est donc revendiquée.

Le grade possède-t-il une masse moléculaire fixe ?
Non. Une distribution commerciale d’alcoxylates ne peut être correctement représentée par une seule masse moléculaire non qualifiée.

Les données représentatives du fabricant peuvent-elles remplacer les essais de production ?
Non. Elles sont utiles pour la présélection et l’établissement des spécifications, mais des vérifications des lots et des essais d’application réels restent nécessaires.

Ataman Kimya peut-il fournir des informations sur ce grade ?
Les clients peuvent contacter Ataman Kimya afin de discuter des applications envisagées, des documents nécessaires, des emballages, de la disponibilité actuelle et des conditions de devis ; la disponibilité doit être confirmée.


RÉSUMÉ TECHNIQUE


Plurafac LF 231 est un alcool gras alcoxylé à extrémités alkylées, fourni sous forme de tensioactif liquide non ionique peu moussant. Ses principaux avantages techniques sont sa capacité à contribuer à l’activité interfaciale avec relativement peu de mousse dans l’essai de référence du fabricant et sa pertinence pour les opérations de nettoyage à forte agitation.

Les données représentatives de novembre 2023 indiquent une concentration d’environ 100 %, une masse volumique proche de 0,96 g/cm³ à 23 °C, une viscosité dynamique d’environ 45 mPa·s à 23 °C, une formation de mousse d’environ 5 mL selon EN 12728 et des points de trouble proches de 35 °C et 28 °C selon les méthodes D et E de la norme EN 1890, respectivement. Plurafac LF 231 ne se dissout pas de façon limpide dans une solution aqueuse d’essai à 10 % à 23 °C, et les performances de mouillage dépendent fortement de la température.

Le lavage industriel des bouteilles, le NEP/CIP, le nettoyage mécanique institutionnel et les autres procédés sensibles à la mousse constituent des domaines d’application raisonnables ; toutefois, aucune formulation ne doit être approuvée sur la seule base de données génériques. Les utilisateurs doivent obtenir la FDS, la fiche technique et les documents de lot actuels, évaluer le comportement des phases et la mousse en fonctionnement, puis vérifier les exigences de manipulation et les obligations environnementales avant une mise en œuvre commerciale.


CONTACTER ATAMAN KIMYA


Pour toute demande technique ou commerciale concernant Plurafac LF 231, les clients peuvent contacter Ataman Kimya pour discuter de leur application de nettoyage, de la plage de température, du comportement moussant attendu, des besoins en solvants ou hydrotropes et du format d’emballage souhaité. Les questions concernant le grade du produit, les documents techniques disponibles, la disponibilité actuelle et les devis peuvent être examinées pour la commande envisagée.

Le choix d’un tensioactif approprié doit être confirmé par des essais d’application et par l’examen des informations techniques et de sécurité actuelles du fabricant. Aucune déclaration figurant dans ce profil n’implique un stock confirmé, un certificat particulier ou une aptitude garantie à une formulation donnée.

Ataman Chemicals
Téléphone : +90 216 577 10 10
E-mail : info@atamankimya.com

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