L’alcool propargylique anhydre, qualité à faible teneur en eau destinée aux étapes de synthèse sensibles à l’humidité, est un liquide incolore à jaune pâle qui porte une triple liaison à une extrémité et un groupe alcool primaire à l’autre. Son numéro CAS est 107-19-7 et sa formule moléculaire C₃H₄O. La teneur en eau est garantie par une limite supérieure définie dans la spécification du fabricant ; dans les qualités commerciales, cette limite se situe le plus souvent au maximum entre 0,1 % et 0,5 %. Inflammable et toxique, il ne doit être utilisé que par du personnel formé.
Le propynol, composant alcool qui s’associe à un isocyanate dans la fabrication de l’IPBC, fongicide employé dans les peintures, les revêtements et les produits de préservation du bois, exige à cette étape une qualité pauvre en eau, car l’eau consommerait l’isocyanate et formerait de l’urée comme sous-produit. Dans les bains de nickelage aqueux et les formulations d’inhibiteurs d’acide, en revanche, l’eau est le milieu lui-même ; pour ces usages, la qualité standard peut aussi être envisagée selon le besoin.
L’hydroxyméthylacétylène, brique de synthèse pour des intermédiaires pharmaceutiques et agrochimiques, apporte l’unité propargyle dans des sulfamides comme la sulfadiazine, dans la fosfomycine et dans des substances actives comme le clodinafop-propargyle et le propargite. La limite d’humidité peut être critique dans les étapes mettant en jeu des bases, des réactifs organométalliques ou des isocyanates. Ce produit peut être fourni par ATAMAN KİMYA ; pour toute information technique et toute demande, il est recommandé de contacter ATAMAN KİMYA.
QU’EST-CE QUE L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE ?
L’alcool propargylique anhydre est la qualité commerciale du prop-2-yn-1-ol dont la teneur en eau est volontairement maintenue basse. Sa structure est HC≡C–CH₂OH. Son identité chimique est la même que celle de la qualité standard ; la différence tient au niveau d’humidité maîtrisé et aux détails analytiques et documentaires qui en découlent.
La qualité anhydre est un produit dont la teneur en eau est maintenue sous une limite supérieure définie. Dans les documents commerciaux examinés, deux fournisseurs indiquent au maximum 0,1 % d’eau, tandis qu’une qualité de laboratoire indique au maximum 0,5 % d’eau par la méthode Karl Fischer. La limite et la méthode de mesure figurent dans le certificat d’analyse du produit.
La garantie de la qualité est donc la limite d’eau de la spécification et la méthode de mesure qui la vérifie. Le titrage Karl Fischer est largement utilisé à cette fin.
La substance est miscible à l’eau en toutes proportions. Aucune phase aqueuse distincte ne se formant, l’humidité qui pénètre dans le produit ne se voit pas à l’œil nu ; c’est pourquoi le niveau d’eau est suivi par la mesure et protégé par un emballage fermé.
Avec l’eau, elle forme un azéotrope bouillant à environ 97,5 °C. Le Merck Index donne le mélange à environ 39,5 parties d’alcool propargylique pour 60,5 parties d’eau en masse, alors qu’un brevet de 1948 indique environ 45,5 %. L’écart dépend de la source et de la mesure. Dans les deux cas, une distillation ordinaire ne peut pas éliminer totalement l’eau.
Le séchage est donc une véritable étape de la fabrication. La substance sort du milieu aqueux comme sous-produit du butynediol dans la synthèse de Reppe. L’ancien brevet décrit que les méthodes de l’époque atteignaient au plus 97 % de pureté, et que le séchage azéotropique au benzène, l’élimination du formaldéhyde au méthanol acidifié et la distillation sous un vide d’environ 70 mmHg la portaient à environ 99,5 %.
Dans un autre brevet, le distillat d’un produit récupéré d’un milieu de diméthylsulfoxyde contenait 85,9 % d’alcool propargylique et 10,5 % d’eau ; les 1,0 % d’eau de la charge sont passés en tête avec l’alcool propargylique.
Parmi les qualités du marché, la pureté se situe le plus souvent entre 98 et 99,9 %. BASF indique au moins 99,3 % de pureté. Deux fournisseurs mentionnent au moins 99,5 % et 99,6 % de pureté avec au maximum 0,1 % d’eau, tandis que Thermo Scientific donne au moins 98,5 % de pureté et au maximum 0,5 % d’eau.
Il ne faut pas le confondre avec des substances de nom voisin. L’alcool allylique (CAS 107-18-6) possède une double liaison, tandis que l’alcool propylique (CAS 71-23-8) est un alcool saturé. Le bromure de propargyle, la propargylamine et l’acrylate de propargyle sont de même des produits distincts dérivés de l’alcool propargylique.
Le profil de danger est le même que celui de la qualité standard : dans la classification harmonisée, la substance est inflammable, toxique et corrosive. Elle peut polymériser de manière incontrôlée sous l’effet de la chaleur, de la lumière, des bases et des oxydants.
En France, en 2018, un fût conservé longtemps au-dessus de 30 °C a polymérisé et explosé ; l’incident rappelle que la température de stockage est déterminante.
NOMS COMMUNS DE PRODUITS ET NOMS CHIMIQUES DE L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE :
Alcool propargylique anhydre
Alcool propargylique sans eau
Alcool propargylique anhydr.
Alcool propargylique qualité anhydre
Propargyl Alcohol Anhydrous
Alcool propargylique
Alcool propargyle
2-Propyn-1-ol
Prop-2-yn-1-ol
2-Propynol
Prop-2-ynol
3-Propynol
Propynol
Alcool propynylique
Alcool 2-propynylique
Carbinol éthynylique
Éthynylméthanol
Carbinol acétylénique
Carbinol acétylényle
Hydroxyméthylacétylène
1-Hydroxy-2-propyne
3-Hydroxy-1-propyne
3-Hydroxypropyne
1-Propyn-3-ol
Alcool propiolique
Agrisynth PA
107-19-7
Les cinq premiers noms sont des expressions commerciales décrivant la qualité à faible teneur en eau de la même substance. « Anhydre » est le terme usuel de catalogue, « anhydr. » en est l’abréviation courante, et « sans eau » une formulation descriptive. Ces mots désignent le niveau de qualité, non la substance.
Les autres noms écrivent l’identité chimique selon différents systèmes. Le prop-2-yn-1-ol est le nom systématique ; le 2-propyn-1-ol et le 3-propynol résultent d’une différence de numérotation, tandis que le carbinol éthynylique décrit la structure comme un dérivé du méthanol.
Le mot propargyle désigne le groupe –CH₂–C≡CH. Le bromure, le chlorure et l’amine de propargyle, qui portent le même groupe, sont des produits chimiques distincts et ne sont pas des noms de l’alcool propargylique. Agrisynth PA est un nom commercial.
Des codes tels que NA 1986 et UN 1986 se sont glissés dans les listes de synonymes de certains catalogues ; ce ne sont pas des noms de substance mais d’anciens numéros de transport. Le numéro actuel est UN 2929 dans la plupart des documents. 107-19-7, dans la liste, est le numéro CAS.
Indiquer dans la commande, avec le nom, le numéro CAS et le taux d’eau maximal souhaité facilite l’accès au bon produit. Les informations sur la pureté, l’humidité et le conditionnement figurent dans les documents du produit.
NUMÉRO CAS, NUMÉRO CE / EINECS ET IDENTIFICATION CHIMIQUE DE L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
Nom du produit : Alcool propargylique anhydre / Propargyl Alcohol Anhydrous
Définition de la qualité : Alcool propargylique à faible teneur en eau (la limite d’eau varie selon le fabricant)
Abréviation courante : PA (utilisée surtout dans la littérature sur la corrosion)
Nom chimique : Prop-2-yn-1-ol (2-propyn-1-ol)
Numéro CAS : 107-19-7
Numéro CE / EINECS : 203-471-2
Numéro d’index UE : 603-078-00-X
Formule moléculaire : C₃H₄O
Masse moléculaire : 56,06 g/mol
Notation structurale : HC≡C–CH₂OH ; SMILES : C#CCO
Classe chimique : Alcool primaire acétylénique (alcynyle)
Fonctions principales : Intermédiaire de synthèse, composant d’inhibiteur de corrosion acide, additif de nickelage, stabilisant de solvants chlorés
La classification harmonisée de l’UE, sous le numéro d’index 603-078-00-X, est indiquée comme liquide inflammable catégorie 3 (H226), toxicité aiguë catégorie 3 par voie orale, cutanée et par inhalation (H301, H311, H331), corrosion cutanée catégorie 1B (H314) et danger à long terme pour le milieu aquatique catégorie 2 (H411). Certains documents de fournisseurs présentent des classifications plus sévères.
Pour le transport, la plupart des documents utilisent UN 2929, classe 6.1 avec danger subsidiaire 3. La position douanière est 2905.29 pour les alcools acycliques non saturés ; le code détaillé doit être vérifié pour le produit et le pays.
La limite d’eau est un paramètre de qualité, non une donnée d’identification. Les qualités standard et anhydre portant le même numéro CAS se distinguent par l’humidité, certaines impuretés et des détails documentaires ; cette différence est indiquée sous forme mesurable dans le texte de la commande.
STRUCTURE CHIMIQUE ET PROPRIÉTÉS MOLÉCULAIRES DE L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
La caractéristique déterminante de la structure tient à ses deux extrémités. À un bout de la chaîne se trouve une triple liaison entre deux carbones hybridés sp, et à l’autre un carbone méthylène portant l’hydroxyle. L’axe C≡C–C étant linéaire, le groupe hydroxyméthyle se situe à l’extrémité de cette unité linéaire.
Le groupe hydroxyle détermine sa relation avec l’eau. L’oxygène et l’hydrogène de l’hydroxyle peuvent former des liaisons hydrogène avec les molécules d’eau. C’est pourquoi la substance est miscible à l’eau en toutes proportions et que le logarithme de son coefficient de partage octanol-eau est d’environ –0,38.
La même propriété rend le séchage difficile. L’eau et l’alcool étant liés l’un à l’autre, l’humidité ne peut être éliminée par une simple séparation de phases en une étape. C’est la raison pour laquelle des opérations comme la distillation azéotropique et le vide sont nécessaires en production.
La triple liaison comporte une liaison sigma et deux liaisons pi. Cette région riche en électrons se fixe aux surfaces métalliques, se coordonne aux métaux et subit des réactions d’addition. La liaison C–H terminale étant portée par un carbone sp, elle est nettement acide par rapport aux alcanes.
Cette acidité explique aussi pourquoi l’humidité pose problème. Les alcynes terminaux sont déprotonés par des bases fortes et des réactifs organométalliques, et ces réactifs réagissent d’abord avec l’eau. Par conséquent, dans une telle étape, chaque molécule d’eau du milieu consomme une partie du réactif utilisé.
Le groupe hydroxyle est un alcool primaire dont le pKa estimé est d’environ 13,6. Sa solution aqueuse se comporte de façon proche de la neutralité : un document donne un pH de 7 à 50 g/L, un autre un pH de 3 à 500 g/L. Cette différence vient de la concentration ; le pH ne doit pas être pris comme propriété du produit sans indication de la concentration.
La molécule est neutre et covalente et ne contient aucun composant ionique. Le carbone hydroxyméthyle est au niveau alcool et les carbones de la triple liaison au niveau alcyne. L’oxydation conduit d’abord au propynal, puis à l’acide propiolique.
La structure est tendue. Sous l’effet de la chaleur, de la lumière, des bases, des oxydants et des peroxydes, la triple liaison peut polymériser spontanément. Le Merck Index indique que la substance polymérise à chaud et avec la soude caustique, tandis que ses solutions aqueuses acidifiées résistent à cette tendance.
Un ancien brevet de purification livre la même observation sous un autre angle : en milieu neutre ou basique, la substance peut se décomposer en formaldéhyde. C’est pourquoi les anciennes méthodes ajoutaient environ 1 % d’acide chlorhydrique et de l’acide succinique pendant la concentration.
Ce point est important pour la qualité anhydre : un liquide neutre, privé d’eau, se comporte différemment d’une solution aqueuse stabilisée par un acide. La stabilité dépend du système de stabilisant du fournisseur et de la température de stockage ; l’information sur le stabilisant s’obtient auprès du fournisseur.
L’hydroxyle peut former des carbamates, des esters ou des éthers et, avec les halogènes, se transformer en halogénures de propargyle. La triple liaison, quant à elle, est utilisée dans des réactions comme le couplage de Sonogashira et la cycloaddition azoture–alcyne catalysée par le cuivre. La tolérance à l’eau de ces réactions doit être évaluée au cas par cas.
PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET CHIMIQUES DE L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
Caractéristiques techniques générales :
Les valeurs ci-dessous varient selon le fabricant, la qualité et la méthode de mesure. Les informations sont générales ; elles ne remplacent pas les fiches techniques (TDS) et fiches de données de sécurité (FDS) propres au produit.
Aspect physique : Liquide limpide et mobile ; va de l’incolore au jaune pâle (couleur paille) ; légère odeur de géranium
Caractère chimique : Alcool primaire acétylénique polaire et neutre ; alcyne terminal ; enclin à polymériser sous l’effet de la chaleur, de la lumière et des bases
Formule moléculaire : C₃H₄O
Masse moléculaire : 56,06 g/mol
Numéro CAS : 107-19-7
Numéro CE / EINECS : 203-471-2
Teneur en eau (paramètre distinctif de la qualité anhydre) : La limite est définie dans la spécification du fabricant. Par exemple, deux documents de fournisseurs indiquent au maximum 0,1 % d’eau (l’un avec au moins 99,5 % de pureté, l’autre avec au moins 99,6 %) ; il existe aussi une qualité de laboratoire indiquant au maximum 0,5 % d’eau par la méthode Karl Fischer. La méthode de mesure et la limite sont données dans le certificat d’analyse
Pureté (dosage) : Les qualités commerciales sont le plus souvent d’au moins 98–99,9 % (chromatographie en phase gazeuse). Par exemple, TCI indique au moins 98,0 %, Merck au moins 99,0 %, BASF au moins 99,3 % et un fournisseur d’intermédiaires pharmaceutiques au moins 99,65 % ; ce sont des valeurs de spécification propres aux produits
Formaldéhyde : Au maximum 0,1 % dans la spécification d’un fabricant ; impureté issue de la voie de production, à demander séparément, comme l’eau
Couleur : Au maximum 20 Hazen dans la spécification d’un fabricant
Stabilisant : Le produit commercial peut contenir un stabilisant ; l’information sur le type et la quantité s’obtient auprès du fournisseur
Densité : Densité relative de 0,948–0,950 à 20 °C ; un fabricant donne 0,9485. Une valeur d₄²⁰ de 0,9715 figure aussi dans le Merck Index
Indice de réfraction : n20/D d’environ 1,429–1,435
Point de fusion : Environ –48 à –53 °C selon les documents ; un fabricant donne –58 °C
Point d’ébullition : Environ 112–115 °C à pression normale ; le Merck Index donne à pression réduite des valeurs telles que 70 °C (148 mmHg) et 40 °C (35 mmHg)
Azéotrope avec l’eau : Bout à environ 97,5 °C ; la composition est d’environ 39,5 % (Merck Index) à 45,5 % (brevet de 1948) d’alcool propargylique en masse
Point d’éclair : Environ 33 °C en coupelle fermée ; 36–37,5 °C en coupelle ouverte et selon d’autres méthodes
Température d’auto-inflammation : Environ 365 °C
Limites d’explosivité : Dans l’air en volume, limite inférieure 3,4 %, limite supérieure 70 % (trois documents) ; 1,9–86,2 % dans deux documents
Pression de vapeur : Environ 1,54 kPa à 20 °C, soit environ 11,6–12 mmHg ; certaines bases de données donnent 15,6 mmHg
Densité de vapeur : Environ 1,93–1,94 par rapport à l’air
Solubilité dans l’eau : Miscible en toutes proportions ; un document donne environ 1 000 g/L à 20 °C
Solubilité dans les solvants organiques : Miscible ou soluble avec l’éthanol, l’éther, l’acétone, le chloroforme, le benzène, l’acétate d’éthyle et le tétrahydrofurane ; non miscible avec les hydrocarbures aliphatiques
pH (solution aqueuse) : Environ 7 pour une solution à 50 g/L (TCI), 3 pour une solution à 500 g/L à 20 °C (Merck). Une valeur unique ne doit pas être retenue sans la concentration
Coefficient de partage octanol-eau : log Pow d’environ –0,38
Décomposition : Stable dans des conditions normales ; polymérise sous l’effet de la chaleur, de la lumière, des bases, des peroxydes et des oxydants. Des oxydes de carbone se forment en cas d’incendie
Réactivité : Incompatible avec le pentoxyde de phosphore, les acides et bases forts, les oxydants, les amines, les isocyanates, les chlorures d’acide et les anhydrides ; attaque de nombreux plastiques
Classe d’inflammabilité : NFPA 704 santé 4, inflammabilité 3, instabilité 3
Brève description des propriétés physiques
C’est un liquide plus léger que l’eau, mobile et assez volatil à température ambiante. Le point d’éclair étant d’environ 33 °C, il dégage des vapeurs inflammables même dans un local frais ; les vapeurs sont environ 1,9 fois plus lourdes que l’air et s’accumulent au niveau du sol.
La recommandation de stockage au froid n’a rien à voir avec la congélation ; le point de fusion est très bas. La vraie raison est la sensibilité à la chaleur et à l’air. Pour la qualité anhydre, la recommandation importe aussi du point de vue de l’humidité.
Sa relation avec l’eau est la clé de la mesure de la qualité. La substance étant miscible à l’eau en toutes proportions et ne formant pas de phase distincte, l’humidité ne se détecte pas visuellement. Une méthode comme Karl Fischer et une limite documentée sont donc nécessaires.
Il existe de petites différences entre les documents. Le point de fusion est écrit de –48 à –58 °C, le point d’éclair de 33 à 37,5 °C et la densité relative de 0,948 à 0,9715. Les écarts proviennent de la méthode, de la température, de la pureté et de la source bibliographique. Les valeurs contraignantes doivent être cherchées dans le certificat d’analyse.
COMMENT L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE AGIT-IL AU NIVEAU MOLÉCULAIRE ?
La substance ne se comporte pas de la même façon dans toutes les applications. Ici elle se fixe à une surface métallique, là elle oriente la croissance cristalline sur une cathode, ailleurs encore elle offre en synthèse deux leviers chimiques différents, comme alcool et comme alcyne. L’importance de la teneur en eau varie en conséquence.
En milieux aqueux : inhibition acide et nickelage
Dans l’acide concentré, la surface de l’acier est chargée positivement et les anions de l’acide s’en approchent. L’alcool propargylique se lie à la surface par les électrons pi de la triple liaison et l’oxygène de l’hydroxyle, ralentissant ensemble les réactions anodique et cathodique. Avec le temps, les molécules de surface polymérisent et donnent un film hydrophobe.
Une étude sur le fer dans l’acide sulfurique a calculé que chaque molécule adsorbée déplace environ trois molécules d’eau et que l’énergie libre d’adsorption est d’environ –31,2 kJ/mol. Dans une autre étude, une protection d’environ 97 % a été obtenue à 0,05 % en masse dans HCl 4 M à 80 °C.
Dans un bain de nickel, il se comporte comme un brillanteur secondaire (classe II). Il se fixe à la surface de la cathode par ses électrons pi et ralentit la réduction des ions nickel aux points saillants ; les creux se remplissent et la surface se nivelle. Les additifs de classe II augmentant la contrainte interne, ils sont équilibrés par des brillanteurs primaires comme la saccharine.
Ces deux applications ont en commun que la solution est déjà de l’eau. Une petite quantité d’humidité n’affecte pas le résultat ; la qualité anhydre montre sa vraie valeur dans les étapes de synthèse.
Là où la siccité compte : la synthèse
Par son groupe hydroxyle, l’alcool propargylique est transformé avec l’isocyanate de butyle en butylcarbamate de propynyle, qui est iodé pour donner l’IPBC. L’isocyanate réagit aussi avec l’eau : il se forme d’abord de l’acide carbamique, puis du dioxyde de carbone et une amine, et l’amine se combine à un second isocyanate pour donner une urée disubstituée.
Un brevet sur l’IPBC mentionne cette réaction secondaire et insiste sur l’emploi d’un isocyanate frais. À l’étape du carbamate, l’humidité est un concurrent qui consomme l’isocyanate et génère une impureté d’urée ; l’alcool propargylique à faible teneur en eau est donc préféré.
L’étape d’iodation, dans la plupart des méthodes, est conduite en milieu aqueux ou en milieu aqueux contenant un tensioactif. L’eau elle-même ne pose pas de problème à ce stade ; ce qui compte, c’est que l’étape précédente du carbamate ait été menée proprement.
Dans les déprotonations avec des bases fortes et des réactifs organométalliques, la situation est plus sévère. Tandis que l’hydrogène de l’alcyne terminal et celui de l’alcool réagissent avec ces réactifs, l’eau du milieu consomme le même réactif. Dans de telles étapes, la limite d’humidité est fixée par les besoins du procédé, non par une valeur de catalogue.
La siccité requise pour les couplages catalysés par le palladium et le cuivre et pour la cycloaddition azoture–alcyne catalysée par le cuivre est plus souple. Certaines de ces réactions peuvent aussi être conduites en milieux contenant de l’eau ; néanmoins, le système catalytique, la base et le choix du solvant déterminent la tolérance à l’eau, qui doit être testée séparément dans chaque procédé.
Stabilisation dans les solvants chlorés
Le trichloroéthylène se décompose sous l’effet du métal, de l’humidité et de la chaleur en formant de l’acide. Lorsque l’alcool propargylique est ajouté avec des co-stabilisants comme le pyrrole à 0,005–1 % en masse, de préférence 0,05–0,5 %, il ralentit cette décomposition. Dans un essai accéléré, l’acidité est montée à 494 ppm dans le solvant non stabilisé, alors qu’elle est restée à 93 ppm dans un solvant contenant 0,1 % d’alcool propargylique, 0,05 % de pyrrole et une petite quantité d’amine.
L’humidité étant comptée parmi les causes de décomposition, la charge d’humidité du stabilisant lui-même est aussi un paramètre ; cette information s’obtient auprès du fournisseur.
DANS QUELS SECTEURS L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE EST-IL UTILISÉ ?
La qualité anhydre se distingue surtout dans les étapes de synthèse sensibles à l’humidité. Dans les domaines ci-dessous, la substance est utilisée avec des fonctions différentes.
Chimie et chimie fine
C’est le domaine le plus marquant. Les halogénures, esters et éthers de propargyle, l’acide propiolique et divers dérivés alcynes s’obtiennent à partir de cette brique à trois carbones. Dans les étapes mettant en jeu des bases, des réactifs organométalliques ou des isocyanates, la limite d’eau devient déterminante.
Pharmacie et biotechnologie
Il est un intermédiaire dans la préparation d’antibactériens sulfamides comme la sulfadiazine, de la fosfomycine et de certains précurseurs antiviraux. Il n’est pas un composant du médicament final mais un maillon précoce de la chaîne de production. Une grande pureté, une faible teneur en eau et la constance des lots ressortent dans ce domaine.
Agriculture
Il apporte le groupe propargyle à la structure d’herbicides comme le clodinafop-propargyle et d’acaricides comme le propargite. Le propargite n’est pas approuvé dans l’UE.
Peintures, revêtements et préservation du bois
Il n’entre pas directement comme composant ; c’est la matière première du fongicide IPBC. L’IPBC est utilisé dans les conservateurs de film sec, les produits de préservation du bois et certains adhésifs. La qualité de la matière première peut influer sur la pureté et la couleur du produit.
Travail des métaux, décapage et pétrole et gaz
Il réduit la perte de métal et l’absorption d’hydrogène lors du décapage de l’acier dans HCl ou H₂SO₄ ; il est un composant des formulations d’inhibiteurs pour l’acidification des puits. Le milieu étant aqueux, la teneur en eau n’est pas un paramètre déterminant dans ces secteurs ; la qualité standard est le plus souvent utilisée.
Galvanoplastie et dépôts électrolytiques
Dans les bains de nickel, c’est un brillanteur secondaire et un additif de nivellement, souvent présent à de très faibles quantités dans un paquet d’additifs commercial. Le bain étant aqueux, la limite d’eau n’est pas déterminante ici non plus.
Polymères, solvants et domaines spéciaux
Il sert à la préparation de monomères contenant des alcynes et de polymères fonctionnels, à la stabilisation d’hydrocarbures chlorés (en particulier le trichloroéthylène), dans les flux de brasage, dans les décapants de peinture aéronautiques et comme réactif de laboratoire. Au laboratoire, la qualité anhydre est préférée pour les expériences sensibles.
L’alimentaire, les cosmétiques, le textile, le papier et les détergents ne figurent pas parmi les domaines d’emploi typiques de cette substance.
L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE EST-IL UTILISÉ DANS LES APPLICATIONS COSMÉTIQUES, ALIMENTAIRES ET PHARMACEUTIQUES ?
Réponse courte : il n’est pas utilisé en cosmétique ni en alimentaire ; en pharmacie, il n’est qu’un intermédiaire de synthèse. La qualité anhydre ne change pas ce résultat. Les trois domaines doivent être examinés séparément.
Cosmétiques
Il n’a pas de nom INCI défini pour une fonction cosmétique et la substance n’est pas considérée comme un ingrédient cosmétique. Il provoque de graves brûlures cutanées et peut être mortel par absorption cutanée. Son emploi dans des produits sans rinçage ou rincés est donc inacceptable.
Une base de données de matières premières de parfumerie ne le juge pas apte à un usage parfumant. Le conservateur cosmétique IPBC est synthétisé à partir de l’alcool propargylique ; toutefois, l’IPBC est une substance distincte, et cette filière ne signifie pas que l’alcool propargylique puisse être utilisé en cosmétique.
Alimentaire
Ce n’est pas un additif alimentaire et il n’a pas de numéro E. Il n’est pas ajouté directement aux aliments. Une base de données sur les aliments et les arômes ne le juge pas apte à un usage comme aromatisant, et il ne figure pas non plus dans le Food Chemicals Codex.
Aucun enregistrement autorisant son emploi dans les matériaux en contact avec les aliments n’a été trouvé.
Pharmacie
Il n’est présent dans les médicaments ni comme substance active ni comme excipient. Les sources de fournisseurs le présentent comme un intermédiaire dans la synthèse de médicaments tels que les antibactériens de type sulfamide et la fosfomycine.
L’intermédiaire ne doit pas se retrouver dans le produit final à l’état de résidu. L’alcool propargylique ayant été trouvé mutagène dans certains essais, les fabricants de médicaments contrôlent les impuretés selon les lignes directrices d’harmonisation internationales.
Aucune monographie de pharmacopée n’a été trouvée dans les sources examinées. La qualité d’un produit destiné à la synthèse de médicaments, limite d’eau comprise, est déterminée par la spécification entre l’acheteur et le fabricant.
APPLICATIONS INDUSTRIELLES DE L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
L’effet de la teneur en eau diffère dans chaque application. Ci-dessous, l’objectif, la fonction de la substance, la sensibilité à l’eau et les limites d’utilisation sont donnés ensemble pour chaque application.
Production du fongicide IPBC
L’objectif est d’obtenir l’IPBC, utilisé dans les peintures, les revêtements, les produits de préservation du bois, les adhésifs et certains produits de soins personnels. L’alcool propargylique est ici le composant alcool de la première étape. Il réagit avec l’isocyanate de butyle pour donner le butylcarbamate de propynyle ; l’intermédiaire est ensuite iodé.
La sensibilité à l’eau est élevée, mais uniquement à l’étape du carbamate. L’isocyanate donne avec l’eau de l’acide carbamique, qui se décompose en dioxyde de carbone et en amine ; l’amine conduit à son tour à la formation d’une urée avec un second isocyanate. Chaque molécule d’eau consomme ainsi du réactif et produit une impureté. Un brevet recommande d’utiliser l’isocyanate de préférence dans les 24 heures environ suivant la distillation.
La raison de la préférence est qu’une matière première à faible teneur en eau protège le rendement en carbamate et la couleur du produit. La limite est que la chimie de l’isocyanate et de l’iode exige des systèmes fermés et du personnel formé.
Intermédiaires pharmaceutiques et agrochimiques
L’objectif est d’ajouter une unité propargyle ou alcyne à la molécule cible. Le groupe alcool peut former des esters, des éthers et des carbamates ; la triple liaison est utilisée dans les réactions de couplage. Dans des substances actives comme le clodinafop-propargyle et le propargite, le groupe propargyle fait directement partie de la structure.
La sensibilité à l’eau varie selon l’étape. Dans une étape débutant par une base ou un réactif organométallique, l’humidité affecte directement le rendement ; dans les opérations aqueuses, elle est sans importance. Un fournisseur d’intermédiaires pharmaceutiques met en avant une pureté d’au moins 99,65 % ; des valeurs comme l’eau, le formaldéhyde et la couleur sont limitées séparément selon l’étape propre de l’acheteur.
La raison de la préférence est qu’il s’agit d’une source d’alcyne petite et relativement peu coûteuse. La limite est la forte toxicité et les réactions secondaires qui augmentent à faible pureté.
Chimie fine exigeant des bases et des réactifs organométalliques
L’objectif est d’arracher l’hydrogène de l’alcool ou de l’alcyne terminal avec une base forte et de fixer l’espèce obtenue à une autre molécule. L’acidité de la liaison C–H terminale le permet. La même acidité signifie que le même réactif réagira aussi avec l’eau.
La sensibilité à l’eau est ici à son plus haut niveau. L’humidité du milieu consomme une partie du réactif utilisé et fausse la stœchiométrie. La qualité anhydre prend donc surtout son sens ici ; néanmoins, l’acheteur doit déterminer par la mesure la limite nécessaire à sa propre étape.
La limite est que la siccité n’est protégée pas seulement par le document du produit mais aussi par le récipient ouvert et la pratique du gaz inerte.
Concentrés d’inhibiteurs d’acide (acidification des puits de pétrole, décapage de l’acier)
L’objectif est de limiter l’attaque de HCl ou de H₂SO₄ concentré sur les tuyaux, tubes et équipements en acier. L’alcool propargylique et ses dérivés sont des composants des formulations d’inhibiteurs ; un brevet décrit l’emploi d’un mélange contenant 80–90 % en masse d’alcool propargylique à raison de 0,5–20 % du fluide acide. Dans l’acier inoxydable, une protection de 98,3–99,9 % a été rapportée à 0,05–0,10 % en volume dans HCl.
La sensibilité à l’eau est faible. Le milieu d’application est un acide à base d’eau, et une certaine quantité d’humidité dans le concentré ne change pas le résultat. L’effet est déterminé par la température, le type et la concentration de l’acide et la présence de synergistes (iodure, cuivre, chrome).
La limite est la toxicité de la substance et sa nocivité pour le milieu aquatique. Dans cette application, la qualité standard est le plus souvent utilisée.
Bains de nickelage
L’objectif est d’obtenir un dépôt brillant et lisse. L’alcool propargylique et son dérivé éthoxylé sont ajoutés en très petites quantités avec des brillanteurs primaires comme la saccharine ; dans la littérature des brevets, l’additif acétylénique total se situe entre 0,01 et 0,5 g/L. Le bain étant aqueux dès le départ, la sensibilité à l’eau est quasi nulle.
Stabilisation des solvants chlorés
L’objectif est d’empêcher le trichloroéthylène utilisé en dégraissage en phase vapeur de se décomposer et de former de l’acide sous l’effet du métal, de l’humidité et de la chaleur. L’alcool propargylique est ajouté à 0,005–1 % en masse avec des co-stabilisants comme le pyrrole et une très petite quantité d’amine.
La sensibilité à l’eau est un paramètre logique dans cette application ; l’humidité étant comptée parmi les causes de décomposition, on ne veut pas que le stabilisant en apporte. L’emploi du trichloroéthylène étant restreint dans de nombreuses régions, l’application a diminué.
Modification de polymères et chimie click
L’objectif est de conférer aux polymères et aux surfaces une fonction de triple liaison et de l’associer à des molécules contenant un azoture. L’alcool propargylique est la matière première de monomères comme l’acrylate de propargyle et les éthers. La sensibilité à l’eau varie avec le système catalytique ; le contrôle du cuivre résiduel et des monomères toxiques est limitant.
POINTS À OBSERVER LORS DE L’UTILISATION DE L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
Dans la qualité anhydre, deux sujets sont traités ensemble : les dangers de la substance elle-même et le maintien de la siccité. Un emballage et une manipulation corrects conservent intacte jusqu’au moment de l’emploi la valeur d’eau figurant sur le document. Les points principaux :
• Reprise d’eau : La substance étant miscible à l’eau en toutes proportions, l’humidité de l’air y pénètre à mesure que le couvercle est ouvert. Si un récipient sorti du froid est ouvert avant d’avoir atteint la température ambiante, de la condensation se forme en surface
• Nombre d’ouvertures : À mesure qu’un grand emballage est ouvert à répétition, le risque d’humidité et de polymérisation augmente. Les petits emballages ou récipients à septum sont préférés ; les récipients ouverts doivent être consommés rapidement
• Gaz inerte : Remplir l’espace de tête d’azote ou d’argon sec tient à l’écart l’humidité comme l’oxygène
• Séchage par ses propres moyens : Le Merck Index rapporte que la substance polymérise avec la soude caustique, et un ancien brevet qu’elle se décompose en formaldéhyde en milieu neutre ou basique. Il ne faut donc pas tenter d’essais avec des agents desséchants basiques ; au besoin, une qualité adaptée doit être demandée au fournisseur
• Dosage de l’eau : La méthode Karl Fischer est courante, et la méthode doit être convenue à l’avance entre acheteur et vendeur. Les aldéhydes pouvant affecter cette méthode, l’effet d’impuretés comme le formaldéhyde sur la mesure doit être discuté avec le laboratoire
• Dangers généraux : Le liquide est absorbé rapidement par la peau et peut être mortel ; il cause des lésions oculaires permanentes. Le point d’éclair est d’environ 33 °C. Il polymérise sous l’effet de la chaleur, de la lumière, des bases et des oxydants ; il est incompatible avec les acides et bases forts, les amines, les isocyanates et les sels de cuivre, d’argent et de mercure. Un système fermé, la mise à la terre et un équipement de protection adapté sont nécessaires
• Matériaux et déchets : Les récipients en acier inoxydable, en verre et à revêtement phénolique sont préférés ; l’aluminium, le caoutchouc et les revêtements époxy sont évités. La substance est toxique pour le milieu aquatique ; les déchets doivent être éliminés par des entreprises agréées
• Réglementation : Les obligations de classification, d’étiquetage, de transport, d’exposition professionnelle et de KKDİK/REACH doivent être vérifiées pour le pays visé
Cette section est rédigée à titre d’information générale. La fiche de données de sécurité et la fiche technique actuelles du produit à utiliser doivent servir de référence.
APPROCHES DE FORMULATION DE DÉPART POUR L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
Les exemples de cette section montrent, à un niveau conceptuel, les voies que l’on peut suivre pour évaluer la qualité anhydre. Ce ne sont ni des recettes commerciales validées, ni des instructions de production, ni des formules finales conformes à la réglementation.
La substance est toxique, inflammable, corrosive et encline à polymériser ; les substances qui l’accompagnent, comme les isocyanates et les réactifs organométalliques, sont elles aussi dangereuses. C’est pourquoi aucun tableau complet de composants, ordre de mélange, température ni durée n’est donné ; seuls des niveaux et des critères d’évaluation figurant dans des sources publiées sont mentionnés.
Chaque étude doit être menée avec du personnel formé, en systèmes fermés et dans des laboratoires autorisés. La question commune est la suivante : pour quelle application quelle limite d’eau est-elle réellement nécessaire ?
EXEMPLE 1 : DOSAGE DE L’EAU ET SUIVI DE LA REPRISE D’HUMIDITÉ DANS LES LOTS DE QUALITÉ ANHYDRE
Objectif : Vérifier la limite d’eau documentée d’un lot de qualité anhydre et suivre comment l’ouverture de l’emballage, la température de stockage et le gaz de l’espace de tête modifient la teneur en eau au fil du temps.
Approche de départ :
Lots : au moins deux fournisseurs ou lots ; ceux dont les documents indiquent une limite d’eau (par exemple au maximum 0,1 % ou au maximum 0,5 %)
Dosage de l’eau : méthode Karl Fischer ; le choix d’un réactif compatible avec les aldéhydes est déterminé avec le laboratoire
Variables de stockage : 2–8 °C et condition ambiante inférieure à 30 °C ; sous azote et à l’air
Fréquence d’ouverture et méthode de prélèvement : testées comme variable séparée
Approche d’évaluation :
• La valeur initiale d’eau est comparée à celle du certificat d’analyse
• Le dosage de l’eau est répété à intervalles définis ; l’augmentation est suivie selon le nombre d’ouvertures et la condition de stockage
• La couleur et la pureté (chromatographie en phase gazeuse) sont aussi enregistrées ; le jaunissement ou une augmentation de la viscosité est noté comme signe de polymérisation
Note de sécurité et de qualité : Les récipients froids doivent être amenés à température ambiante avant ouverture. Le travail doit se faire sous hotte avec des gants en caoutchouc butyle, des lunettes et un écran facial. Les résidus d’échantillons doivent être éliminés comme déchets dangereux.
EXEMPLE 2 : ÉVALUATION DE LA TOLÉRANCE À L’EAU DANS LA FORMATION DE CARBAMATE
Objectif : Dans une étape où l’alcool propargylique donne un carbamate avec un isocyanate, comparer l’effet de lots de teneurs en eau différentes sur la conversion, le sous-produit d’urée et la couleur.
Approche de départ :
Lots d’alcool propargylique : au moins trois lots de limites d’eau différentes
Isocyanate : de la même production, frais et de même qualité (dans la littérature, l’emploi dans les 24 heures environ suivant la distillation est préféré)
Type et quantité de catalyseur : maintenus constants selon le procédé propre de l’utilisateur (dans la littérature, catalyseur à l’étain d’environ 0,001–1 %)
Solvant, température et durée : maintenus constants selon le modèle propre de l’utilisateur
Approche d’évaluation :
• La valeur d’eau d’entrée de chaque lot est enregistrée par la méthode Karl Fischer
• La conversion, le rendement en carbamate et la teneur en urée disubstituée sont comparés par chromatographie
• À partir des résultats, la limite d’eau la plus élevée dont le procédé a réellement besoin est déterminée et inscrite dans la spécification d’achat
Note de sécurité et de qualité : Les isocyanates sont des sensibilisants respiratoires et sont incompatibles avec l’alcool propargylique ; le travail doit se faire uniquement en système fermé et avec du personnel formé. Le risque de dégagement de chaleur et de polymérisation doit être pris en compte.
EXEMPLE 3 : COMPARAISON DES QUALITÉS STANDARD ET ANHYDRE DANS UN CONCENTRÉ D’INHIBITEUR D’ACIDE
Objectif : Comparer la performance des qualités standard et anhydre dans un concentré d’inhibiteur d’acide ; mettre en évidence leurs effets sur la vitesse de corrosion, l’absorption d’hydrogène et la stabilité du concentré.
Approche de départ :
Qualités : alcool propargylique standard et anhydre ; limites de pureté similaires, limites d’eau différentes
Milieu acide : environ 15 % de HCl ou H₂SO₄ 0,5 M ; maintenu constant
Niveau d’alcool propargylique : dans la littérature environ 0,05–0,10 % en volume (acier inoxydable dans HCl) ; balayé par paliers
Synergiste : iodure de potassium ou petite quantité d’ions cuivre ou chrome ; évalué comme variable séparée
Approche d’évaluation :
• La vitesse de corrosion est calculée à partir de la perte de masse de coupons métalliques ; des mesures de polarisation et d’impédance sont ajoutées
• Le concentré préparé est conservé pendant une durée donnée ; l’aspect, la couleur et l’efficacité sont mesurés de nouveau
• Les résultats fournissent une base pour choisir la qualité la mieux adaptée à l’application
Note de sécurité et de qualité : Le travail doit se faire sous hotte ou en système fermé, en tenant compte du dégagement d’hydrogène et des vapeurs d’acide. La solution acide usée doit être éliminée comme déchet conformément à la réglementation. Si possible, une solution d’inhibiteur prête à l’emploi doit être utilisée à la place de la substance pure.
PRODUITS SIMILAIRES ET ALTERNATIVES À L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
Les options sont évaluées selon la sensibilité à l’eau de l’application, la fonction chimique, la toxicité et la réglementation. La qualité standard de la même substance est l’option la plus proche ; les substances différentes sont pesées séparément du point de vue de la fonction et de la sécurité. Aucune substance ne la remplace dans toutes les applications.
ALCOOL PROPARGYLIQUE DE QUALITÉ STANDARD
Le même produit chimique, proposé dans une qualité à limite d’eau plus large. Il suffit souvent pour l’inhibition acide, le nickelage et les synthèses tolérantes à l’eau. Il peut offrir un avantage de prix et de disponibilité.
La limite concerne les étapes sensibles à l’humidité. Dans les étapes mettant en jeu des bases, des réactifs organométalliques ou des isocyanates, la valeur d’eau de la qualité standard peut s’avérer élevée. La décision doit reposer sur la tolérance à l’eau que l’acheteur a mesurée dans sa propre étape.
2-MÉTHYL-3-BUTYN-2-OL ET 3-BUTYN-2-OL
Le 2-méthyl-3-butyn-2-ol est un alcool tertiaire portant un alcyne terminal ; son point d’ébullition est d’environ 104 °C. Une DL50 cutanée d’environ 1 420 mg/kg chez le lapin est rapportée ; il est utilisé comme additif de revêtement et comme vecteur d’acétylène.
Le 3-butyn-2-ol est l’analogue alcool secondaire avec un groupe méthyle ajouté. Sa toxicité est comparable (une source donne une DL50 d’environ 57 mg/kg), il n’apporte donc aucun gain de sécurité.
2-BUTYNE-1,4-DIOL ET ÉTHOXYLATES
Le 2-butyne-1,4-diol est un solide dihydroxylé et hygroscopique ; l’alcool propargylique se forme comme sous-produit, à environ 5 %, dans sa production par la voie de Reppe. En nickelage, les deux sont des brillanteurs secondaires. L’alcool propargylique éthoxylé est moins volatil et doit être vérifié comme substance distincte. Aucun d’eux ne remplace l’alcool propargylique en synthèse.
ALCOOL ALLYLIQUE ET ALTERNATIVES POUR LES INHIBITEURS D’ACIDE
L’alcool allylique est un petit alcool semblable à double liaison ; il est lui aussi toxique et inflammable, et ne donne pas la même performance en inhibition acide. Les systèmes à base de cinnamaldéhyde et les dérivés d’indolizine sont des options d’inhibiteurs d’acide ne contenant pas d’alcool acétylénique ; à haute température et en acide concentré, l’alcool propargylique reste le composant de référence.
AUTRES SOURCES DE PROPARGYLATION EN SYNTHÈSE
Le bromure de propargyle et le 3-chloropropyne sont des halogénures réactifs qui fixent directement le groupe propargyle. Ils dérivent de la même substance, mais ce sont des agents alkylants et des irritants. Si l’estérification par le groupe alcool est possible, l’alcool propargylique est préféré directement.
CONTRÔLE QUALITÉ ET CRITÈRES D’ACHAT DE L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
La spécification contraignante figure toujours dans la fiche technique du fabricant qui propose le produit et dans le certificat d’analyse du lot. Les principaux paramètres du contrôle qualité :
• Teneur en eau : Principal critère de la qualité anhydre. Elle est déterminée par la méthode Karl Fischer ; deux fournisseurs indiquent au maximum 0,1 % et une qualité de laboratoire au maximum 0,5 %. La limite et la méthode doivent être écrites ensemble, et l’effet d’impuretés comme le formaldéhyde sur la mesure doit être discuté avec le laboratoire
• Pureté : Déterminée par chromatographie en phase gazeuse. Les spécifications commerciales montrent le plus souvent au moins 98–99,9 % ; BASF indique au moins 99,3 %, Merck au moins 99,0 %, deux fournisseurs asiatiques au moins 99,5 % et 99,6 %, et un fournisseur d’intermédiaires pharmaceutiques au moins 99,65 %
• Formaldéhyde : Impureté issue de la voie de production ; un fabricant donne au maximum 0,1 %. Elle importe à la fois pour la sécurité et pour les réactions ultérieures
• Couleur : Un fabricant indique au maximum 20 Hazen. Le jaunissement peut être le signe d’un vieillissement ou d’une polymérisation
• Densité et indice de réfraction : Densité relative à 20 °C d’environ 0,948–0,950, n20/D d’environ 1,429–1,435. Ils offrent un contrôle rapide pour la vérification de l’identité
• Stabilisant : L’information sur le type et la quantité doit être obtenue auprès du fournisseur, car elle peut affecter la synthèse ou le dépôt
• Ions métalliques : Des ions comme le fer et le cuivre peuvent affecter le dépôt, l’inhibition acide et la tendance à polymériser. Une limite doit être demandée selon l’usage
• Informations de lot : La date de production, le numéro de lot, le type d’emballage et la quantité nette doivent être demandés. Pour un lot conservé longtemps, l’eau et la pureté doivent être mesurées de nouveau
• Documents : La FDS, la fiche technique, un certificat d’analyse par lot et les informations de transport doivent être demandés
Les valeurs typiques du fabricant ne doivent pas être confondues avec la spécification contraignante. Les paramètres propres aux solides, comme la densité apparente et la granulométrie, ne s’appliquent pas à ce liquide.
STOCKAGE ET TRANSPORT DE L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
Un local sec, frais, bien ventilé et éloigné des sources d’ignition est nécessaire. La substance est sensible à la chaleur, à la lumière et à l’air ; de nombreux fournisseurs recommandent un stockage sous gaz inerte sec dans l’emballage d’origine bien fermé. Dans la qualité anhydre, chaque ouverture du couvercle peut entraîner une reprise d’humidité ; l’emballage est donc manipulé avec soin.
La limite de température varie selon le document. TCI recommande 0–10 °C, CDH, Molekula et Thermo Scientific 2–8 °C, Merck 2–30 °C, et une autre source moins de 30 °C. La raison du stockage au froid n’est pas la congélation mais le risque de polymérisation. Un récipient ne doit pas être ouvert avant d’avoir atteint la température ambiante ; sinon l’humidité qui se condense en surface peut passer dans le produit.
Un rapport d’incident en France décrit une explosion de polymérisation dans un fût conservé longtemps au-dessus de 30 °C. Le conseil qui ressort est de garder les fûts ouverts sous azote et de les consommer en quelques semaines, et de stocker les fûts non ouverts en dessous de 30 °C.
Les emballages adaptés sont des récipients propres en acier inoxydable, en verre et à revêtement phénolique. L’aluminium, le caoutchouc et les revêtements époxy sont évités ; la substance attaque de nombreux plastiques. Les fournisseurs signalent des expéditions en fûts et en vrac de 0,5 kg à 200 kg.
Il n’est pas stocké avec le pentoxyde de phosphore, les acides et bases forts, les oxydants, les amines, les isocyanates, les chlorures d’acide et les anhydrides. Le contact avec des sels de cuivre, d’argent et de mercure peut conduire à des acétylures métalliques explosifs. Le local est tenu à l’écart des zones d’aliments et de fourrages.
Pour le transport, la plupart des documents donnent UN 2929, classe 6.1 (danger subsidiaire 3). Le groupe d’emballage peut être I (TCI, CDH, Sigma-Aldrich, Molekula) ou II (Loba, Henan Haiyuan, Thermo Scientific) ; UN 1986 / NA 1986 figure aussi sur certaines pages. Pour chaque expédition, la FDS actuelle et les règles ADR, IMDG ou IATA doivent servir de référence.
En expédition en vrac, il faut vérifier que les citernes et les conduites sont propres, exemptes d’humidité et en matériau compatible.
INFORMATIONS DE SÉCURITÉ SUR L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
La qualité anhydre n’est ni plus sûre ni plus dangereuse que la qualité standard ; le profil de danger est le même. Les informations ci-dessous s’adressent au lecteur général :
• Classification : Dans la classification harmonisée de l’UE, liquide inflammable catégorie 3 (H226), toxicité aiguë catégorie 3 (H301, H311, H331), corrosion cutanée catégorie 1B (H314) et danger à long terme pour le milieu aquatique catégorie 2 (H411). Certains fournisseurs classent plus sévèrement (H300, H310, H330, H341, H372)
• Toxicité aiguë : DL50 orale chez le rat d’environ 20–70 mg/kg, cutanée chez le lapin d’environ 16–88 mg/kg. Il porte une mention cutanée ; l’absorption par la peau peut être mortelle
• Peau et yeux : Le liquide non dilué peut provoquer en quelques minutes des brûlures du deuxième degré et des lésions oculaires permanentes ; c’est un lacrymogène
• Inhalation : Les vapeurs irritent le nez, la gorge et les poumons. Les limites d’exposition professionnelle varient selon le pays ; le NIOSH et l’ACGIH donnent 1 ppm (peau)
• Incendie et réactivité : Le point d’éclair est d’environ 33 °C. Pour la lutte contre l’incendie, on utilise du dioxyde de carbone, de la mousse résistant aux alcools ou de la poudre chimique sèche ; un jet d’eau puissant n’est pas recommandé. Il peut polymériser sous l’effet de la chaleur, de la lumière, des bases, des peroxydes et des oxydants ; une inflammation avec le pentoxyde de phosphore a été rapportée
• Équipement de protection individuelle : Système fermé ou hotte ; gants approuvés dans la FDS et disposant de données de perméation (par exemple en caoutchouc butyle), protection du visage ou lunettes étanches, vêtements de protection et, si nécessaire, protection respiratoire. Un lave-yeux et une douche de sécurité doivent être disponibles
• Déversements et premiers secours : La zone est évacuée, les sources d’ignition sont coupées, la substance est recueillie avec un absorbant inerte et non rejetée à l’égout. En cas de contact, les vêtements sont retirés, la peau et les yeux sont lavés pendant au moins 15 minutes, et une aide médicale et un centre antipoison sont appelés immédiatement
• Environnement et déchets : CL50 pour les poissons d’environ 1,53 mg/L ; non rejeté dans l’eau ni dans le sol, éliminé par des entreprises agréées
Cette section est donnée à titre d’information générale ; elle ne remplace pas la FDS propre au produit.
À QUOI FAUT-IL FAIRE ATTENTION LORS DE L’ACHAT DE L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE ?
La chaîne d’approvisionnement s’organise autour de quelques fabricants en Chine et de BASF. Dans le choix, la continuité, la qualité des documents et la sécurité sont évaluées avec le prix.
• Limite d’eau : Demander quel pourcentage maximal d’eau est défini dans la spécification, par quelle méthode il est mesuré et quelle valeur figure sur le certificat du lot
• Adéquation à l’application : La qualité anhydre est préférée dans les étapes sensibles à l’humidité mettant en jeu des bases, des réactifs organométalliques ou des isocyanates ; dans les applications en milieu aqueux (inhibition acide, nickelage), la qualité standard peut aussi être envisagée
• Identité correcte : CAS 107-19-7, prop-2-yn-1-ol. L’éthoxylate, le 2-(prop-2-ynyloxy)éthanol, le 3-butyn-2-ol et la propargylamine sont des substances différentes
• Emballage et protection contre l’humidité : Les petits emballages ou récipients à septum réduisent le nombre d’ouvertures ; le gaz de l’espace de tête et l’étanchéité du couvercle doivent être demandés
• Documents : FDS actuelle, fiche technique, certificat d’analyse par lot, documents de transport ; la classification et le groupe d’emballage de la FDS doivent concorder avec les documents d’expédition
• Réglementation et logistique : La législation sur les poisons et substances dangereuses, KKDİK/REACH, les règles de transport de marchandises dangereuses et, si nécessaire, la chaîne du froid doivent être vérifiées par l’acheteur
• Coût total : Le stockage au froid, le fret de marchandises dangereuses, l’équipement de protection, les déchets et les frais de formation s’ajoutent au prix unitaire
Pour les applications critiques, un essai préalable avec un échantillon avant la commande et la vérification de la valeur d’eau dans son propre laboratoire sont recommandés.
APPROVISIONNEMENT EN ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE AUPRÈS D’ATAMAN KİMYA
Pour toute information technique, tout devis et toute demande de produit concernant l’alcool propargylique anhydre, il est recommandé de contacter ATAMAN KİMYA. Partager dans la demande l’usage prévu, la qualité souhaitée et les conditions de commande permet de déterminer rapidement le bon produit.
L’état actuel du stock, la qualité, la pureté, la teneur en eau, le taux de formaldéhyde, l’information sur le stabilisant, l’origine, le conditionnement, les conditions de transport et les documents du produit doivent être confirmés auprès d’ATAMAN KİMYA avant la commande. Indiquer dans la commande le numéro CAS 107-19-7 avec le nom du produit évite toute confusion.
Partager les informations suivantes dans une demande de devis facilite l’évaluation du bon produit :
• Secteur d’utilisation et application finale
• Limite d’eau demandée et méthode de mesure (par exemple Karl Fischer), limites de pureté, de formaldéhyde et de couleur
• Besoin d’un stabilisant ou attente d’une qualité sans stabilisant
• Numéro CAS demandé (107-19-7) et, le cas échéant, marque ou code produit
• Quantité de commande estimée, type et taille d’emballage, possibilités de stockage et de déchargement
• Documents demandés : FDS, fiche technique, certificat d’analyse et documents de transport
La page de contact du site web de l’entreprise peut être utilisée pour obtenir les coordonnées d’ATAMAN KİMYA.
QUESTIONS FRÉQUEMMENT POSÉES SUR L’ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE
Qu’est-ce que l’alcool propargylique anhydre ?
C’est la qualité du prop-2-yn-1-ol dont la teneur en eau est maintenue basse. C’est un liquide incolore à jaune pâle, de formule HC≡C–CH₂OH et d’odeur de géranium, utilisé surtout dans les synthèses sensibles à l’eau.
Que signifie alcool propargylique anhydre ?
Cela désigne une qualité d’alcool propargylique dont la teneur en eau est maintenue sous une limite supérieure définie. Les documents commerciaux indiquent par exemple au maximum 0,1 % ou au maximum 0,5 % d’eau. La limite et la méthode de mesure figurent dans le certificat d’analyse.
Quel est le numéro CAS de l’alcool propargylique anhydre ?
C’est 107-19-7. Les qualités standard et anhydre portent le même numéro ; la différence tient à la limite d’eau et aux documents.
Quel est le numéro CE / EINECS de l’alcool propargylique anhydre ?
C’est 203-471-2. Dans la classification harmonisée de l’UE, il figure avec le numéro d’index 603-078-00-X.
Quelle est la formule chimique de l’alcool propargylique anhydre ?
C’est C₃H₄O. La masse moléculaire est de 56,06 g/mol.
L’alcool propargylique anhydre est-il utilisé en cosmétique ou dans l’alimentation ?
Non. Ce n’est pas un ingrédient cosmétique et il n’a pas de nom INCI ; ce n’est pas un additif alimentaire et il n’a pas de numéro E. Le conservateur cosmétique IPBC est synthétisé à partir de cette substance, mais c’est une substance distincte.
Quelle est la différence entre l’alcool propargylique anhydre et standard ?
Le produit chimique est le même ; la différence tient à la teneur en eau, aux détails documentaires qui en découlent et au prix. La qualité anhydre compte dans les étapes mettant en jeu des bases, des réactifs organométalliques ou des isocyanates ; dans les applications aqueuses comme l’inhibition acide et le nickelage, la qualité standard peut aussi être utilisée.
À quoi sert l’alcool propargylique anhydre ?
Il sert de brique de synthèse dans les synthèses d’alcynes et d’alcools sensibles à l’humidité, avant tout pour l’IPBC et pour les intermédiaires pharmaceutiques et agrochimiques. Il peut aussi intervenir comme inhibiteur d’acide, brillanteur de nickel et stabilisant de solvant.
Dans quels secteurs l’alcool propargylique anhydre est-il utilisé ?
En chimie fine, pharmacie, agrochimie, dans la filière des peintures et de la préservation du bois (IPBC), le pétrole et le gaz, le travail des métaux, la galvanoplastie et la modification de polymères. Ce n’est pas un ingrédient des cosmétiques ni des aliments.
À quoi est bon l’alcool propargylique anhydre ?
C’est une brique offrant en synthèse à la fois une fonction alcool et une fonction alcyne ; il protège l’acier en milieu acide et apporte de la brillance dans un bain de nickel.
Comment l’alcool propargylique anhydre réagit-il avec les isocyanates ?
Le groupe alcool donne un carbamate avec l’isocyanate ; c’est la première étape de la production d’IPBC. L’eau du milieu consommant l’isocyanate et formant une urée comme sous-produit, la qualité à faible teneur en eau est préférée à cette étape.
Comment l’alcool propargylique anhydre agit-il dans la corrosion acide ?
Il se fixe à la surface de l’acier par les électrons pi de la triple liaison et l’oxygène de l’hydroxyle, ralentit les réactions anodique et cathodique et forme avec le temps un film hydrophobe. Le milieu étant aqueux, la teneur en eau n’est pas un facteur déterminant dans cette application.
L’alcool propargylique anhydre est-il soluble dans l’eau ?
Oui, il est miscible à l’eau en toutes proportions. C’est pourquoi le niveau d’humidité est suivi par la mesure.
Peut-on rendre l’alcool propargylique anhydre par distillation avec de l’eau ?
Pas complètement par simple distillation ; la substance forme avec l’eau un azéotrope bouillant à environ 97,5 °C (environ 39,5–45,5 % d’alcool propargylique en masse). Le séchage azéotropique et la distillation sous vide sont employés en production.
L’alcool propargylique anhydre est-il une substance dangereuse ?
Oui, il est hautement dangereux : toxique, corrosif, inflammable et nocif pour le milieu aquatique. Être anhydre ne réduit pas le danger. Un système fermé, un équipement de protection adapté et la FDS propre au produit sont essentiels.
Pourquoi l’alcool propargylique anhydre peut-il être mortel par absorption cutanée ?
La molécule étant petite, polaire et miscible à l’eau, elle traverse rapidement la peau. Une DL50 cutanée d’environ 16–88 mg/kg chez le lapin est rapportée.
L’alcool propargylique anhydre est-il enregistré au titre de REACH ?
La substance a une classification harmonisée dans l’UE et fait l’objet de notifications dans l’inventaire de l’ECHA. Le numéro d’enregistrement et le champ doivent être confirmés auprès de la base de données de l’ECHA et du fournisseur, et le statut KKDİK en Türkiye séparément.
Quel est l’aspect physique de l’alcool propargylique anhydre ?
C’est un liquide incolore à jaune pâle, limpide et mobile ; son odeur rappelle le géranium. Le point d’éclair est d’environ 33 °C.
Quel est le numéro UN de l’alcool propargylique anhydre ?
La plupart des documents donnent UN 2929, classe 6.1 (danger subsidiaire 3) ; le groupe d’emballage est I ou II selon le document. La FDS actuelle doit être vérifiée pour chaque expédition.
Pourquoi l’eau et le formaldéhyde comptent-ils dans l’alcool propargylique anhydre ?
L’eau consomme le réactif dans les étapes mettant en jeu des isocyanates et des bases fortes. Le formaldéhyde est une impureté issue de la voie de production et importe à la fois pour la sécurité et pour les réactions. Les limites varient selon le fournisseur, par exemple au maximum 0,1 %.
De quoi dépend le prix de l’alcool propargylique anhydre ?
Il dépend des limites d’eau et de formaldéhyde, de la pureté, du conditionnement, de la quantité commandée et des exigences de transport.
Existe-t-il une alternative à l’alcool propargylique anhydre ?
La qualité standard peut suffire dans les applications insensibles à l’humidité. On peut envisager le 2-butyne-1,4-diol en nickelage, les systèmes à base de cinnamaldéhyde en inhibition acide et des alcynes comme le 2-méthyl-3-butyn-2-ol en synthèse ; aucun ne le remplace dans tous les cas.
Comment stocker l’alcool propargylique anhydre ?
Dans un endroit frais, sec et ventilé, sous gaz inerte sec et dans l’emballage d’origine bien fermé ; la plupart des fournisseurs recommandent 2–8 °C ou au plus 30 °C. Un récipient froid doit être ouvert à température ambiante, et les récipients ouverts doivent être consommés rapidement.
Quels documents demander lors de l’achat d’alcool propargylique anhydre ?
La FDS, la fiche technique et le certificat d’analyse par lot comprenant la valeur d’eau sont les documents de base. Selon l’application, une déclaration de qualité, un document de transport et des informations réglementaires doivent aussi être demandés.
Quelles propriétés techniques comptent lors de l’achat d’alcool propargylique anhydre ?
La teneur en eau et sa méthode de mesure, la pureté, le formaldéhyde, la couleur, la densité relative, l’indice de réfraction et l’information sur le stabilisant. Le conditionnement, la date de production et la constance des lots doivent aussi être demandés.
ALCOOL PROPARGYLIQUE ANHYDRE – RÉSUMÉ TECHNIQUE
Nom chimique : Prop-2-yn-1-ol ; alcool propargylique (qualité à faible teneur en eau)
Noms courants : Alcool propargylique anhydre, Alcool propargylique sans eau, Alcool propargylique anhydr., Propargyl Alcohol Anhydrous, 2-Propyn-1-ol, Carbinol éthynylique, Propynol
Numéro CAS : 107-19-7
Numéro CE / EINECS : 203-471-2
Formule moléculaire : C₃H₄O
Masse moléculaire : 56,06 g/mol
Classe chimique : Alcool primaire acétylénique ; alcyne terminal
Aspect physique : Liquide incolore à jaune pâle, limpide et mobile ; odeur de géranium
Teneur en eau : Limite supérieure définie dans la spécification du fabricant ; au maximum 0,1 % et au maximum 0,5 % dans les exemples commerciaux (Karl Fischer) ; la limite et la méthode figurent dans le certificat d’analyse
Propriétés principales : Densité relative d’environ 0,95 (20 °C), point d’ébullition d’environ 112–115 °C, point d’éclair d’environ 33 °C, miscible à l’eau en toutes proportions ; azéotrope avec l’eau à environ 97,5 °C
Fonctions principales : Intermédiaire de synthèse (brique alcool et alcyne), composant d’inhibiteur de corrosion acide, brillanteur secondaire de nickelage, stabilisant de solvants chlorés
Domaines d’application importants : Production d’IPBC, intermédiaires pharmaceutiques et agrochimiques, chimie fine exigeant des bases et des réactifs organométalliques, chimie click et modification de polymères, formulations d’inhibiteurs d’acide, nickelage
Paramètres critiques pour le contrôle qualité : Teneur en eau, pureté, formaldéhyde, couleur, densité relative, indice de réfraction, stabilisant, ions métalliques
Stockage : Dans un endroit frais, sec et ventilé, sous gaz inerte sec, dans l’emballage d’origine fermé ; le plus souvent au froid ; un récipient froid est amené à température ambiante avant ouverture
Réglementation : Classification harmonisée de l’UE H226, H301, H311, H331, H314, H411 ; pour le transport UN 2929, classe 6.1 (3), groupe d’emballage I ou II selon le document ; n’est pas un ingrédient des cosmétiques ni des aliments ; le statut REACH et KKDİK doit être confirmé auprès du fournisseur