Introduction
Le phosphate de tributoxyéthyle et le phosphate de tri(2-butoxyéthanol) sont deux appellations différentes pour un même composé chimique. Son nom IUPAC correct est phosphate de tris(2-butoxyéthyle), et il est communément appelé TBEP ou phosphate de tributoxyéthyle. C'est un ester organophosphoré principalement utilisé comme plastifiant, retardateur de flamme et agent de nivellement dans les applications industrielles.
Dans le domaine alimentaire, le TBEP n'est pas un additif alimentaire direct. Son principal usage est celui de plastifiant dans la fabrication des matériaux d'emballage alimentaire, notamment dans les adhésifs et les revêtements. On le retrouve également dans certains lubrifiants de qualité alimentaire. En tant qu'additif indirect, sa présence dans les emballages alimentaires est soumise à une réglementation stricte afin d'éviter toute migration excessive dans les aliments.
Numéro CAS
78-51-3
Synonymes
Titres des sujets
1. Applications principales pour le contact industriel et alimentaire (liste)
2. Le mécanisme comme plastifiant (paragraphe)
Le TBEP agit comme plastifiant en s'insérant entre les chaînes polymères d'un matériau plastique rigide tel que le PVC. Ses molécules agissent comme un lubrifiant, augmentant le volume libre entre les chaînes polymères et leur permettant de glisser plus librement les unes sur les autres. Cette lubrification interne abaisse la température de transition vitreuse du matériau, le faisant passer d'un état dur et cassant à une forme souple, flexible et durable, adaptée aux applications de films et de revêtements.
3. Propriétés physiques et chimiques (sous forme de liste)
4. Statut en matière de sécurité et de réglementation (sous forme de paragraphe)
Cette substance est principalement réglementée par la FDA en tant qu'additif alimentaire indirect. Elle figure dans l'Inventaire des substances en contact avec les aliments (FCS) et peut être utilisée comme composant de matériaux en contact avec les aliments lorsqu'elle est conforme à la réglementation en vigueur. Son innocuité pour ces usages repose sur des données de migration démontrant que la quantité transférée aux aliments est inférieure aux seuils toxicologiques préoccupants établis. Bien que sa toxicité aiguë soit faible, il s'agit d'un polluant environnemental potentiellement toxique pour les organismes aquatiques. Son ajout direct aux aliments est interdit sur tous les principaux marchés.